Histoires Insolites. L'étrange de par le monde
Ce site ne fait qu'exposer les faits tels qu'ils ont été rapportés par les personnes, acteurs ou témoins, d'Histoires Insolites.
Il ne se veut en aucun cas être porteur d'un message quel qu'il soit.
8 grands thèmes sont abordés :
- Affaires criminelles : des grandes affaires judiciaires d'hier et d'aujourd'hui qui ont défrayé la chronique et passionné l'opinion publique.
- Destins hors normes : des personnages dont le destin peut étonner, stupéfier voire même efrrayer.
- Escrocs - Arnaques - Canulars : des histoires insolites consacrées aux grands personnages escrocs et arnaqueurs à travers l'histoire.
- Extraterrestres : des histoires sur ces êtres venus d'ailleurs.
- Intrigant : des histoires incroyables qui donnent une vision surprenante des côtés étranges de la vie.
- Légendes urbaines - Rumeurs : des histoires que nous retrouvons parfois dans les journaux, les revues ou que nous entendons un peu modifiées lors d'une réunion.
- Mystères : des histoires sur les grandes énigmes du passé et du présent.
- Paranormal : des histoires sur des phénomènes inexpliqués et les mystères du surnaturel.
Un espace sous chaque histoire insolite permettra à tout un chacun de s'exprimer, d'échanger des propos, de faire partager des expériences... sur le monde de l'étrange.
Bonne lecture à Tous. Revenez souvent... pour d'autres Histoires Insolites.

La dernière nouvelle
Les naufragés tongiens de l'île ʻAta, l'histoire de six adolescents tongiens qui ont survécu pendant 15 mois sur l'île déserte d'Ata au sud des Tonga, dans l'océan Pacifique.
Naufragés
En juin 1965, Sione Fataua, Fatai Stephen, Kolo Fekitoa, David Fifita, Luke Veikoso et Mano Totau, six garçons âgés de 15 à 19 ans, s'enfuient d'un lycée et internat religieux anglican strict St Andrew's situé dans la capitale Nukuʻalofa sur l'île Tongatapu en Polynésie. Lassés de la discipline scolaire et de la mauvaise nourriture, ils volent un bateau de pêche en bois de 7 mètres. Leur plan, naviguer jusqu'aux Fidji ou même jusqu'en Nouvelle-Zélande pour commencer une nouvelle vie.
Cependant, les garçons n'ont aucune expérience de la navigation en mer. Ils n'emportent ni cartes, ni boussole, ni provisions suffisantes pour un long voyage.
Lors de leur première nuit en mer, alors qu'ils dorment, leur petit bateau est pris dans une violente tempête qui rompt l'ancre, détruit le mat et déchire les voiles. Durant les jours suivants, ils dérivent sur l'océan Pacifique obligés d'écoper l'eau entrant dans leur bateau abîmé et luttant contre la faim et la soif. Ce n'est qu'au 8ème jours de galère et de privation, qu'ils aperçoivent une île rocheuse, l'île 'Ata à l'horizon.

Autrefois peuplée, l'île 'Ata a été abandonnée en 1862, lorsque plus de 200 de ses habitants ont été capturés par des marchands d'esclaves péruviens et la population survivante évacuée sur l'île de 'Eua sur ordre du roi George Tupou Ier (premier roi du royaume des Tonga).
Malgré leur épuisement, les garçons décident d'abandonner le bateau et de nager jusqu'à la côte. Il leur faut nager une journée et une partie de la nuit avant d'y arriver.
Survivre
Echoués mais tellement épuisés, le groupe se contente de s'abriter dans le creux d'une des falaises. Les premières semaines les adolescents se nourrissent de la chair crue des oiseaux de mer qui nichent dans des trous de ces falaises et de leurs oeufs ainsi que de noix de coco. Ils boivent l'eau de pluie recueillie dans les coques des noix de coco.
ʻAta est une île volcanique à fort relief : elle est faite d'un plateau au centre de 60 à 170 mètres au-dessus du niveau de la mer, entouré de falaises et de bords de mer rocheux. Le centre de l'île est donc difficile d'accès.

Après 3 mois difficiles passés à chercher des voies de passage possibles pour escalader et franchir ces falaises, ils arrivent enfin sur le plateau de l'île et y découvrent les vestiges abandonnés d'un ancien village tongien du XIXe siècle appelé Kolomaile. Ils y trouvent des plants de taro sauvage (légume racine), des bananiers et même des poulets retournés à l'état sauvage, descendants des volailles laissées par les anciens insulaires.
Vivre au quotidien sur l'île
Les garçons se construisent une maison et s'organisent rapidement pour vivre ensemble. Les deux garçons les plus âgés prennent le rôle de chefs du groupe, l'un pour les aspects pratiques et l'autre pour le côté moral ou spirituel et la gestion des conflits. Tirant parti de leurs connaissances pratiques et de leur sens de la discipline, ils établissent un système sophistiqué de travail d'équipe et de partage des tâches.
Chaque journée est organisée de la même manière, suivant une routine planifiée. Ils allument un feu par friction et l'entretiennent en permanence pendant les 15 mois, à la fois pour la cuisine, la chaleur et comme signal potentiel de sauvetage. Si la nourriture est relativement abondante, l'eau potable est plus rare, et ils doivent recueillir l'eau de pluie des arbres ou dans des flaques d'eau a défaut d'avoir trouvé un cours d'eau ou une source sur l'île.
Répartis en équipes de deux, ils se relayent pour les tâches de défrichage, d'agriculture, de cuisine et de guet. Ils défrichent et plantent un jardin avec des tubercules de taro sauvage et des plants de bananes. Ils piègent des poulets sauvages et récoltent leurs oeufs. Ils pêchent également avec des hameçons fabriqués à partir de clous et des lances en bois. Aux grandes marées, ils ramassent des poissons et des langoustes piégées dans les bassins rocheux.
Les adolescents ne se contentent pas des activités liées à la survie, ils pratiquent une activité physique et musicale. Ils construisent un banc de musculation fortuit avec des haltères fabriquées à partir de bidons remplis de sable et un terrain de badminton avec un filet en feuilles de palmier tressées. Le plus âgé va jusqu'à fabriquer une guitare fonctionnelle à partir de débris métalliques et d'une demi-coque de noix de coco. Le soir, autour du feu, ils prient, chantent et racontent des histoires pour se réconforter et surtout pour garder espoir.
Sauvés
11 septembre 1966. Ce jour-là, un bateau de pêche australien, le Just David, navigue dans les eaux tongiennes éloignées. Le capitaine Peter Warner, 40 ans, cherche de nouveaux lieux de pêche aux crabes et est intrigué en apercevant de la fumée sur l'île ʻAta, réputée déserte. Il approche son bateau avec prudence car il savait que dans cette région on bannissait des criminels en les abandonnant sur des îles reculées. Se munissant de jumelles il aperçoit des garçons qui lui font de grands signe et un des garçons se jeter à l'eau et nager vers le bateau.
Le premier garçon, Tevita Fatai Latu appelé Stephen, grimpe à bord et explique à Warner la situation des jeunes naufragés, bloqués là depuis plus d'un an. Par radio, Warner contacte Nukuʻalofa et apprend que les familles des garçons les ont depuis longtemps présumés morts. Abasourdis mais ravis, les garçons sont hissés à bord, vêtus de fortune et avec de longues chevelures. Le 13 septembre, les six adolescents sont ramenés à Nuku'alofa.
Cependant, de retour au port, la joie des retrouvailles est de courte durée. Furieux du vol de son bateau, Taniela Uhila fait arrêter et emprisonner les garçons. La population se divise entre ceux qui réclament la clémence et ceux qui veulent punir les jeunes « délinquants ». Peter Warner comprend très vite la valeur médiatique de leur histoire et convainc une chaîne de télévision australienne, Channel 7, d'acheter les droits exclusifs pour 12 000 dollars. Avec cette somme, il rembourse Uhila pour le bateau et obtient la libération des garçons. Il les embauche ensuite sur son propre bateau de pêche. Et le 20 septembre, les six garçons repartent à ʻAta avec l'équipe de télévision australienne pour réaliser un documentaire retraçant leur survie.

Le 6 janvier 1968
Peter Warner (troisième à partir de la gauche), l'équipage du « Just David » et les six ex-naufragés
Médiation
Restée longtemps inconnue du public occidental, cette histoire renaît en 2020 grâce à l'écrivain néerlandais Rutger Bregman, qui en a retrouvé les traces. Il a enquêté et a pu interviewer deux des quatre anciens naufragés encore en vie et le capitaine qui les a secourus. Il en a tiré un chapitre dans son livre Humankind : Hopeful History, puis un article qui a été publié en ligne par le journal The Guardian.
La dernière Enigme
ÉNIGME : Jeu d'esprit où l'on donne à deviner une chose en la décrivant en termes obscurs souvent à double sens

LES FAITS
Dans une petite ville de Chine, au bord du fleuve Amour vivent 33 familles. Chaque famille possède une, deux ou trois bicyclettes. Il y autant de familles propriétaires de trois bicyclettes que de familles qui n'en ont qu'une.
LA QUESTION
Combien y a-t-il de bicyclette dans le village ?
LA RÉPONSE
???