En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés.
Mentions légales.
 
Texte à méditer :   Les OVNI sont des hallucinations collectives provoquées par des extraterrestres.   Jacques Bergier

Ces plantes toxiques

Ce jardin aux 100 plantes narcotiques ou toxiques rappelle qu'au Moyen Age et à la Renaissance, les plantes étaient une source régulièrement usitée pour se débarrasser des « fâcheux ». A ce dessein, les plantes étaient pratiques de part leur intraçabilité.

  

Parmi elles, « la grande ciguë » avec ses petites fleurs blanches en ombelles. De la famille des apiacées, cette plante parfois confondue avec le cerfeuil ou la carotte sauvage contient plusieurs alcaloïdes, présentant notamment de puissants effets psychoactifs.
Petite anecdote... Très toxique, la grande ciguë était à la base du poison officiel pour les condamnés à mort Athéniens. La plus célèbre victime fut le philosophe Socrate.



Plus loin, le regard est attiré par d'élégantes fleurs colorées. Ce sont « des brugmansias » ou trompettes des anges. C'est une plante éminemment toxique, quelle que soient les parties en cause. Rien qu'à découvrir les noms couramment employés pour la définir, on comprend vite qu'elle est redoutable : Herbe du diable, Herbe aux sorciers, Herbe des magiciens, Herbe aux voleurs, Chasse-taupe, Endormie, Pomme épineuse... Le brugmansia renferme de puissants alcaloïdes ainsi que des flavonoïdes et des tanins. Toutes les parties de la plante peuvent provoquer des troubles digestifs, cardiaques, respiratoires et visuels, accompagnés de délire et d'hallucinations intenses et durables qui sont fatales en général.
Petite anecdote... En Amérique latine, le brugmansia est parfois utilisé par des individus peu scrupuleux, opérant surtout dans les boites de nuit, qui utilisent de la scopolamine extraite du brugmansia pour hypnotiser chimiquement leurs victimes afin de les dévaliser sans qu'elles puissent s'en rendre compte, ni s'en souvenir à leur réveil.



Considérée comme une espèce invasive en Europe, « la berce du Caucase » produit, quant à elle, des toxines phototoxiques pouvant provoquer, si l'on entre en contact avec la sève, des inflammations et des brûlures jusqu'au deuxième degré.
Petite anecdote... En anglais, la Berce du Caucase s'appelle Giant Hogweed. En 1971, le groupe de rock progressif anglais Genesis crée un morceau intitulé « The Return Of The Giant Hogweed » qui figure sur l'album Nursey Cryme. Ce morceau décrit l'origine, les dangers, la difficulté d'éliminer cette plante et, dans une vision apocalyptique, la présente comme une menace pour l'espèce humaine.

  

Souvent présentes, en toute méconnaissance de cause, comme ornements dans les jardins domestiques, certaines plantes que l'on trouve au Poison Garden n'en sont pas moins utilisées par l'industrie pharmaceutique.



« La jusquiame » elle est couverte de poils mous un peu visqueux et sent très mauvais dès qu'on la touche. Ses longues feuilles vert grisâtre, triangulaires, bordées de grandes dents aiguës, forment une large rosette au coeur de laquelle une tige dressée est érigée, portant beaucoup de feuilles. Ses fleurs en forme d'entonnoir sont jaune terne veinées de brun violet avec une gorge pourpre noir. Malgré le nectar qu'elles sécrètent, même les abeilles les évitent. La plante renferme de puissants alcaloïdes tropaniques. Inscrite à la pharmacopée européenne, l'utilisation de la jusquiame est réservée au corps médical puisqu'il s'agit d'un puissant narcotique, utilisé comme antispasmodique, sédatif et antalgique pour soulager les douleurs abdominales ou les rages de dents notamment mais également.
Petite anecdote... Dans l'Europe médiévale et à la Renaissance les sorcières s'étaient fait une spécialité des onguents, philtres et fumigations à la jusquiame noire. Elles s'en enduisaient la peau, ainsi qu'un manche de bois qu'elles enfourchaient à même la peau, car la drogue s'absorbe plus rapidement par les muqueuses ! Ces femmes qui auraient traversé le ciel nocturne à califourchon sur leurs balais n'auraient en fait vécu que des expériences de vol hallucinatoires. Sensations de décollage, visions, confusion mentale : ces frissons se paient cher, au risque de subir des effets secondaires peu anodins comme la tachycardie, la perte de conscience, et parfois l'arrêt respiratoire entraînant la mort.



Ainsi les « baies noires de l'Atropa Belladonna » sécrètent une substance potentiellement mortelle appelée atropine. Ce composé chimique est notamment prescrit en cas de troubles cardiaques ou de spasmes, mais est aussi utilisé comme collyre par les ophtalmologues pour dilater la pupille.
Petite anecdote... À la Renaissance, en Italie, la coquetterie féminine incitait les dames à se mettre des gouttes contenant des extraits de belladone dans l'oeil. Ceci provoquait une dilatation de la pupille − la dilatation des pupilles est une des manifestations de l'excitation sexuelle, manifestation inconsciemment perçue par les hommes et qui les stimule − et faisait légèrement loucher, ce qui était à cette époque caractéristique de la beauté... d'où l'expression « avoir une coquetterie dans l'oeil ».



« Les digitales », dont les feuilles produisent la digitaline, ont pour propriété de renforcer la contraction cardiaque, mais aussi de ralentir et régulariser les mouvements du coeur. Ingérées quelques feuilles de cette plante peuvent conduire rapidement à la mort, précédée de vomissements et de diarrhées.
Petite anecdote... Vincent Van Gogh choisit la digitale comme symbole de la plante médicinale lorsqu'il peignit 2 portraits de son médecin le Docteur Gachet, un adepte de la phytothérapie. On peut voir deux branches de « Digitale Pourpre » posées dans un verre.



Et « la Grande Pervenche », dont les petites fleurs violettes contiennent des alcaloïdes. Bien que cette plante soit toxique, elle est utilisée en médecine à petite dose. Elle est surtout connue pour sa capacité à augmenter l'oxygénation du sang et à favoriser l'irrigation cérébrale. Elle fait aussi partie de la composition de certaines chimiothérapies, de part son action sur la division cellulaire.
Petite anecdote... Dans les années 1970 aux années 1990, les femmes de la police parisienne, qui souvent déposaient des P.V portaient un uniforme bleu. Elles étaient alors appelées « les Pervenches » !


Date de création : 12.05.2021 » 10:17
Catégorie : Histoires - Bizarre
Page lue 84 fois

Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !