Texte à méditer :   Le bleu profond attire l'homme vers l'infini, il éveille en lui le désir de pureté et une soif de surnaturel.   Vassily Kandinsky

Des lignes et dessins sur la croûte terrestre



Le mystère est gravé à même le sol. Il consiste en lignes et dessins terrestres qui tailladent les paysages terrestres. Ce sont des « géoglyphes ». Etymologiquement géoglyphe signifie gravure ou ciselure de la terre.
Les géoglyphes peuvent être réalisés en « positif » par entassement de pierres, de gravier ou de terre ; ils peuvent être réalisés en « négatif » par enlèvement des pierres, de la végétation ou de la terre.
Certains géoglyphes datent de l'Antiquité, comme « les lignes de Nazca » au Pérou, d'autres sont plus récents, voire contemporains comme « l'homme de Marree » en Australie Méridionale.


Les lignes de Nazca



Le pelican de Nazca - Pérou

Les « géoglyphes de Nazca » appelés communément « lignes de Nazca », sont parfois de simples lignes longues de plusieurs kilomètres, visibles dans le désert de Nazca au sud du Pérou le long de l'océan Pacifique, ou alors de grandes figures tracées sur le sol, souvent d'animaux stylisés. Le sol sur lequel se dessinent ces géoglyphes est couvert de cailloux que l'oxyde de fer colore en rouge. En les ôtant, les Nazcas ont fait apparaître un sol gypseux grisâtre, découpant ainsi les contours des figures qu'ils traçaient. Ces géoglyphes sont le fait de la civilisation Nazca, une culture pré-inca qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère. Ils ont été réalisés pour la plupart entre -200 et 600.
Ce site archéologique couvre une superficie de 450 km2 où, pendant près de 2 000 ans sans interruption les habitants ont dessiné sur le sol aride. On y trouve des milliers de figures géométriques : lignes droites, ellipses, spirales, trapèzes, triangles d'une extraordinaire précision. Et aussi une grande variété de dessins prenant la forme d'animaux et de végétaux stylisés. La plupart des figures sont constituées d'une seule ligne ne se recoupant jamais.




Si l'on prend de la hauteur, les sillons forment des figures complexes

Les Nazcas réalisaient les figures à grande échelle, probablement à l'aide de procédés géométriques simples comme le carroyage : le dessin était quadrillé, puis reporté sur le sol où l'on avait pris soin de tirer des cordages qui reproduisaient les mêmes carrés à une plus grande échelle. Les Nazcas réalisaient alors leurs dessins probablement en déblayant les pierres sombres, brûlées par le soleil, et en les empilant de chaque côté des lignes pour faire apparaître par contraste la terre plus claire riche en gypse en dessous. En fait, c'est comme un dessin en négatif.




Les Nazcas traçaient des figures plus complexes comme les spirales. Il suffit d'un poteau et d'une corde. En tournant, on marque les cercles que l'on forme avec des pierres qui serviront de repères pour tracer la ligne. La corde se réduit peu à peu autour du poteau.



  


L'homme de Marree



L'homme de Marree, ou géant de Stuart, est un géoglyphe contemporain découvert en 1998 depuis les airs. Il semble décrire un homme aborigène d'Australie, probablement un membre du peuple Pitjantjatjara chassant les oiseaux ou les wallabys à l'aide d'un bâton à lancer. Le géoglyphe est situé sur un plateau à Finnis Springs, 60 km à l'ouest de la ville de Marree, dans le centre de l'Australie-Méridionale. Le dessin est long de 4,2 km et sa circonférence atteint 15,3 km. Il s'agit du plus grand géoglyphe connu dans le monde.
Au moment de sa découverte, les lignes qui composent le géoglyphe sont profondes de 20 à 30 cm et peuvent atteindre 35 m de large. Le dessin s'érode graduellement, le climat du lieu étant extrêmement sec.
Le site a été fermé peu après sa découverte suite au dépôt d'une plainte de membres de la tribu Dieri, dont les terres sont situées à l'est de Marree, pour nuisance et exploitation du « *temps du rêve ». Le gouvernement de l'État interdit l'accès au site, mais les survols sont toujours autorisés.

*Les Pitjantjatjara ont en grande partie abandonné leur mode de vie traditionnel reposant sur la chasse et la cueillette, mais ont conservé leur langue et une bonne partie de leur culture malgré l'influence croissante du reste de la société australienne. Ils sont aujourd'hui au nombre de 4 000 environ et vivent sur leurs terres en petites communautés éparses.

*Le temps du rêve est le thème central de la culture du peuple autochtone des aborigènes d'Australie. Le temps du rêve désigne l'ère qui précède la création de la Terre, une période où tout n'était que spirituel et immatériel. Selon les aborigènes le temps du rêve existe toujours et peut être atteint pour des besoins spirituels. Au travers du temps du rêve, il serait possible de communiquer avec les esprits et de déchiffrer le sens des mauvais présages, maladies et autres infortunes.

  

Calendrier astronomique, site rituel, réseau d'eau...
L'absence de données objectives a laissé libre cours aux théories archéologiques les plus hasardeuses.

Que faut-il en penser... à vous de juger !


Date de création : 09.01.2022 » 10:17
Catégorie : - Mystères
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