En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
 
 
   Tout cela n'est rien comparé à ce que je vois dans ma tête !   M.C Escher
   La logique vous mènera d'un point A à un point B. L'imagination vous emmènera où vous voulez.   Albert Einstein
   La preuve qu'il existe une forme d'intelligence extraterrestre est qu'elle n'a pas essayé de nous contacter.   Bernard Werber
   Le bleu profond attire l'homme vers l'infini, il éveille en lui le désir de pureté et une soif de surnaturel.   Vassily Kandinsky
   L'imagination est l'oeil de l'âme.   Napoléon Bonaparte
   Le monde de la réalité a ses limites ; le monde de l'imagination est sans frontières.   Dr. Seuss
  La réalité doit beaucoup à l'imagination.  L. Frank Baum
   La logique est le dernier refuge des gens sans imagination.   Francis Bacon
   Les gens sans imagination ont besoin que les autres mènent une vie régulière.   Joseph Joubert
  L'énigme vient aussi du voeu d'être percée.  Alexandra David-Néel
   Les OVNI sont des hallucinations collectives provoquées par des extraterrestres.   Jacques Bergier
   Je serai toujours là.   E.T.
Histoires
Enigmes
Au hasard de l'insolite

Histoire
Une expérience macabre

une expérience macabre

Enigme
La chasse aux lettres

la chasse aux lettres

Histoire
Sacrifices humains

sacrifices humains

Histoire
Le pont d'Overtoun

le pont d'Overtoun

Histoire
Rencontre avec un OVNI

rencontre avec un OVNI

Illusion artistique
Interprétation

interprétation

Illusion géométrique
Illusion de couleurs

illusion de couleurs

Enigme
Navire en feu

navire en feu

Enigme
Le nain voleur d'or

le nain voleur d'or

Histoire
Une vie après la mort

une vie après la mort

BigrementBon

banniere_bigrementbon.png



S'improvisant guide touristique, Furguson expliqua au touriste béat que le monument représentait l'amiral Nelson, glorieux héros de l'histoire anglaise. Sans la statue, la place ne serait plus jamais la même. Mais, hélas ! Les dettes de l'empire avait trop besoin d'être épongée et tout devait disparaître : la colonne, la statue, la fontaine et les lions. Bouleversé, l'Américain s'enquit du prix. A peine 6 000 livres, soupira Furguson. Bien sûr, il ne s'agissait pas de céder le monument à n'importe qui ; l'acheteur devait se montrer digne d'accueillir ces émouvants témoignages d'une grandeur passée. Par heureuse coïncidence, c'était lui-même, Furguson, qu'on avait chargé de négocier cette affaire délicate, laquelle devait bien entendu rester secrète. L'Américain supplia Furguson de lui accorder la priorité. Harcelé, ce dernier consentit finalement à demander des instructions téléphoniques à ces supérieurs.
Tout fut réglé en quelques instants. C'était d'accord. L'Empire britannique se montrait disposé à accepter immédiatement un chèque et à conclure l'affaire sans autre délai. Serviable, Furguson alla jusqu'à confier à son nouvel ami le nom et l'adresse d'une entreprise digne de confiance qui se chargerait de démonter le monument et d'en assurer le transport. L'Américain lui tendit un chèque en échange d'un reçu, et les deux hommes se séparèrent fort contents l'un de l'autre. Ferguson se mit immédiatement en devoir d'encaisser le chèque. De son coté, son client prenait contact avec la société indiquée ; mais celle-ci montra une curieuse réticence à faire ce qu'on lui demandait, et lui en donna les raisons. Pourtant, ce n'est qu'après avoir eu une entrevue avec les policiers de Scotland Yard que le naïf acheteur consentit à reconnaître qu'il avait été berné. Cette année-là, la saison d'été à Londres fut une des plus fructueuses pour Ferguson. Seule la police ne partageait pas sa satisfaction : tantôt un Américain venait se plaindre d'avoir payé 1 000 livres pour Big Ben, tantôt un autre « client » assurait avoir effectué un paiement comptant de 2 000 livres sur Buckingham Palace dont on lui refusait pourtant la livraison !

Furguson en déduisit que, les Américains constituaient ses meilleurs clients, il pourrait être intéressant de poursuivre ses opérations dans leur propre pays. En 1925, il se rendit à Washington, où il loua la Maison-Blanche à un éleveur de bétail pour une durée de 99 ans, au prix modique de 100 000 dollars par an, le loyer de la première année étant payable d'avance. Furguson pouvait envisager une retraite dorée mais il voulu quitter la scène de ses exploits avec une apothéose. Il découvrit alors la victime idéale, un Australien de Sydney, pour lequel il déploya toutes les ressources de son ingéniosité. Le port de New York allait être agrandi ; la statue de la Liberté gênait les travaux. Bien sûr, des souvenirs sentimentaux y restaient encore attachés ; mais cela ne devait pas entraver la marche du progrès, et le gouvernement fédéral acceptait de céder le monument à quiconque voudrait l'emporter.
L'Australien consacra fébrilement les journées suivantes à se faire envoyer les fonds nécessaires, 100 000 dollars, depuis Sydney. Furguson ne le lâchait pas d'une semelle, l'empêchant soigneusement de se vanter de la superbe affaire qu'il venait de conclure. En souvenir de la transaction, Furguson consentit à se laisser photographier côte à côte avec son client au pied de la Statue dont ce dernier allait devenir l'heureux propriétaire. Comme la somme tardait à venir, Furguson montra quelque impatience, ce qui éveilla les soupçons de l'Australien. Il finit par se rendre à la police muni de la photographie.

C'était la piste que les policiers espéraient depuis longtemps. L'Australien les mena directement à Furguson qui fut promptement arrêté. Il fut condamné à 5 années de réclusion, une bien petite peine en regard de la fortune qu'il avait amassée.
Relâché en 1930, il vécut à Los Angeles, dans l'opulence grâce à de nouvelles escroqueries, jusqu'à sa mort survenue en 1938.

  

Extrait du livre: Facts and fallacies (Sélection du Reader's Digest) 1988 P.


Date de création : 30.09.2019 » 10:44
Catégorie : Histoires - Escrocs. Arnaques. Canulars
Page lue 327 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !