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- Extraterrestres : des histoires sur ces êtres venus d'ailleurs.
- Légendes urbaines - Rumeurs : des histoires que nous retrouvons parfois dans les journaux, les revues ou que nous entendons un peu modifiées lors d'une réunion.
- Mystères : des histoires sur les grandes énigmes du passé et du présent.
- Paranormal : des histoires sur des phénomènes inexpliqués et les mystères du surnaturel.


Un espace sous chaque histoire insolite permettra à tout un chacun de s'exprimer, d'échanger des propos, de faire partager des expériences... sur le monde de l'étrange.
Bonne lecture à Tous. Revenez souvent... pour d'autres Histoires Insolites.

  

  

La dernière histoire

Qu'est-il arrivé à la famille Gerrish ? - le 10.01.2023 » 14:10 par Chantal_Belgique




Les faits
Nous sommes le 16 août 2021. C'est la nounou de la famille qui, inquiète de trouver le domicile de la famille inoccupé, avertit les autorités de police.
Ellen Chung et Jonathan Gerrish, un randonneur expérimenté, avaient prévu la veille une boucle d'environ 13 kilomètres dans la forêt de Sierra, au nord de la Californie, non loin de parc Yosémite. Ils étaient partis avec leur petite fille d'un an et leur chien et étaient sensés rentrés le jour même en soirée.



Très vite, dès le 16 août, les policiers repèrent le véhicule de la famille Gerrish abandonné, au départ d'un chemin de randonnée proche de la forêt. Et dès le lendemain, le 17 août, les secours localisent le couple, leur petite fille et le chien, dans une zone isolée surnommée Devil's Gulch (Le ravin du diable) à environ 2,5 kilomètres de leur véhicule. Tous sont morts.
Jonathan est en position assise à côté de sa petite fille et du chien tandis que Ellen se trouve un peu plus haut sur la colline. Un bidon vide d'une capacité de 2,5 litres a été retrouvé près des corps. Un téléphone portable a également été retrouvé dans la poche de Jonathan.
Le shérif du comté de Mariposa, Jeremy Briese, déclare au journal : Vous arrivez sur place et tout le monde est mort. Il n'y a pas de blessures par balle, pas de flacon de médicament, pas un seul indice. C'est un grand mystère.


L'enquête
Très vite, les investigations piétinent. Les autopsies des dépouilles ne donnent rien, les analyses toxicologiques non plus. Les Gerrish ne sont pas morts étouffés ou noyés, ils n'ont pas non plus été foudroyés. Celle de l'accident n'est pas envisageable tant les corps ont été retrouvés en parfait état, sans contusions ou fractures. De même, l'absence de coups décelables ou de morsures exclut de facto toute agression externe. La thèse du suicide semble également improbable : rien ne laisse supposer que le couple entendait mettre fin à ses jours. Et si c'était le cas, on aurait retrouvé des traces permettant d'expliquer comment ils sont tous morts.

Mais de quoi sont donc morts ce couple de randonneurs, leur petite fille ainsi que leur chien ?
Reste peut-être la piste mettant en jeu l'intervention d'un agent extérieur. Les enquêteurs ont songé donc songer à une intoxication au monoxyde de carbone qui se serait échappé d'un puits de mine désaffectée. Les enquêteurs ont trouvé un de ces puits, à 3 kilomètres du lieu où sont morts les Gerrish, mais rien n'indique que la famille se soit aventurée de ce côté-là. De plus ce type d'intoxication intervient dans un espace clos et pas à l'extérieur là où l'air circule. Et même, on aurait retrouvé les corps non loin de la mine.
Reste un autre coupable potentiel : des toxines dégagées par des « algues bleues » proliférant dans un cours d'eau, bras de la « Merced River ». Une alerte aux algues bleues avait d'ailleurs été lancée dans cette même zone un mois auparavant, avec une mise en garde contre toute baignade.



Ces algues sont des cyanobactéries qui peuvent se développer dans des milieux aquatiques déséquilibrés par de fortes concentrations d'azote et de phosphore, souvent sous l'effet d'une forte chaleur. Alors, l'eau présente une concentration très élevée de toxines, capables de rendre gravement malades voire de tuer humains et animaux explique l'Agence de Protection de l'Environnement américaine. Le problème, c'est que ces toxines disparaissent rapidement de l'organisme et deviennent quasiment indétectables.
La famille Gerrish ne serait-elle pas tombée dans le piège de boire l'eau de la rivière ? Cependant un autre scénario se dessine. Celui dans lequel le chien se serait peut-être immergé dans l'eau et une fois au dehors, se serait ébroué en projetant des particules toxiques sur toute la famille. Est-ce suffisant ? Des analyses toxicologiques ont été menées sur les victimes et l'autorité de contrôle de l'eau de Californie a par ailleurs procédé à des prélèvements sur le cours d'eau pour détecter la présence de toxines pouvant être responsables des décès. Jusqu'à nouvel ordre, elle recommande de se tenir éloigné des algues et de l'écume et de ne pas laisser les enfants ou les animaux toucher l'eau de cette partie de la Merced River.


Les conclusions de l'enquête
Après plusieurs mois d'enquête avec le FBI, le bureau du shérif du comté de Mariposa a extrait les données du téléphone portable de Gerrish, lui permettant de retracer les derniers pas de la famille.
Les autorités ont ainsi pu extraire un SMS du téléphone de Gerrish en date du 15 aout à 11h56 demandant de l'aide. Il n'a jamais été reçu en raison du manque de service cellulaire dans la région. Pouvez-vous nous aider, lit-on dans le texte. Sur le sentier sauvage de Lundy en retournant au sentier de la crique de Hites. Pas d'eau, bébé surchauffe.
Environ 13 minutes après l'échec du SMS, le téléphone de Gerrish a montré qu'il avait essayé d'appeler plusieurs numéros, mais encore une fois, en raison d'un manque de service, les appels ne se sont jamais connectés. Le premier appel a été effectué à 12h09 après quatre appels subséquents à 12h35 à moins d'une minute d'intervalle.
En plus du SMS et des appels téléphoniques, les autorités ont relaté près de 16 photos de la pellicule de Gerrish. La première photo était une photo prise à quelques mètres du début du sentier vers 7h44 le matin de la randonnée familiale, suivie de 16 autres photos comprenant des selfies de famille, des photos de la rivière et du ruisseau, et se terminant par une capture d'écran de leur emplacement à partir d'une application de sentier à 12h25.

Ainsi, les randonneurs auraient commencé leur marche alors qu'il faisait une température agréable de 24 degrés, mais au fur et à mesure de leur progression, la température aurait atteint plus de 39 degrés. Le mercure aurait même fait une pointe à près de 43 °C.
Lors de la conférence de presse du 21 octobre 2021, on apprend aussi que la rivière contenait des niveaux élevés d'algues toxiques. Mais de toute évidence, les victimes n'ont pas bu de l'eau de la rivière. Les algues bleues ne sont donc pas responsables de leur décès.
Ce serait donc l'hyperthermie et une probable déshydratation qui aurait tué la famille Gerrish dans une zone dépourvue d'ombre depuis les incendies de 2018.


Que faut-il en penser ?
Si la famille Gerrish est morte d'hyperthermie et de déshydratation parce qu'elle n'avait pas assez d'eau et qu'elle s'est engagée dans une promenade trop risquée, seule sa responsabilité est mise en jeu.
En revanche, si la famille Gerrish est morte suite à un agent extérieur telles les algues bleues, la responsabilité du parc national pourrait être engagée pour n'avoir pas assez dissuadé les randonneurs de se rendre dans cette zone menaçante. Ce que l'on peut dire, c'est que la version officielle, en excluant l'hypothèse des algues toxiques, dédouane les autorités locales de toute responsabilité dans cette affaire !

  

Et maintenant... A vous de juger !


La dernière Anecdote Insolite

Vous connaissez sans doute l'histoire de cet industriel qui après avoir signé un important contrat en Chine, honore ses hôtes en sabrant le champagne et en lançant à l'assemblée un bruyant : « Tchin-tchin ». Le responsable de la délégation chinoise, après quelques secondes d'hésitations, lève son verre à son tour en criant : « France ! France ! ».
C'est ainsi que Tchin-tchin est devenu synonyme de trinquer. Pourtant quand on y regarde bien, il y a là une bizarrerie... La prochaine fois que vous serez en tête à tête au restaurant, trinquez avec votre partenaire ! Et écoutez le bruit ! Ça fait Tchin et non Tchin-tchin ! Il manque donc un Tchin ! Quel est donc ce mystère ?
Que je vous l'explique... Au Moyen Age, l'empoisonnement dans la boisson et dans la nourriture était une pratique fort répandue dans certains milieux. Echanger un peu de son breuvage avec quelqu'un était donc en ces temps dangereux un signe de confiance mutuelle. Les verres en matières solides tel que l'argent, l'étain, le fer ou le bois étaient remplis à ras bord de bière ou de vin. L'apéritif n'existait pas ! L'un des 2 buveurs commençait à cogner avec force son verre contre l'autre de telle façon qu'une partie du liquide s'échappe et atteigne l'autre verre d'où un « 1er Tchin ». Le second buveur lui rendait bien sûr la politesse avec un « 2ème Tchin ». Avec le temps, la confiance entre buveurs est revenue, on ne trinque maintenant qu'une seule fois et sans brutalité.