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Les 3 dernières histoires

Le moulin hanté de Perbet - par Chantal_Belgique le 02.10.2026 » 14:15

Nous sommes en Haute-Loire (France) au coeur de la vallée de l'Aubépin, entre Laussonne et Saint-Front. Et comme pour mieux garder ses secrets, la vallée ou serpente le ruisseau l'Aubépin, semble s'être refermée sur elle-même. Les chemins, les prés d'autrefois et même les moulins à eau solidement bâtis en pierre du Mézenc et en Lauze ont été dévorés par une végétation sauvage, paradis aujourd'hui des pins et noisetiers. En un siècle, les traces de l'homme dans cette vallée de granite ont presque totalement disparu. La faute au temps qui passe s'en doute, à la triste réputation qui entoure ces lieux peut-être. Les habitants des plateaux voisins affirment et ce, depuis des lustres, que la vallée est maudite et pour cause...


Le moulin de Perbet



Nous sommes le jeudi 27 novembre 1902, trois cultivateurs sont sur le chemin du retour depuis le marché de Laussonne en direction de Bournac, un hameau de Saint-Front. Jean Masson, Pierre Sahuc et Jean-Claude Gérentes traversent la modeste passerelle posée sur l'Aubépin quand ils sont interpellés par des cris d'effrois provenant du moulin dit de Perbet, où vivent le meunier Etienne Joubert et sa famille. Marie Boyer, épouse du meunier, court à leur rencontre, le souffle coupé et le visage horrifié. Venez vite voir ce qu'il se passe !, lâche-t-elle en pointant du doigt le moulin. Les trois hommes se précipitent et assistent, aussi incrédules qu'impuissants, à un sabbat infernal dans le modeste logis accolé au moulin à eau. Les deux filles du couple Marie 14 ans et Philomène 11 ans les yeux révulsés sont bousculées et projetées par terre par une force invisible. Le mobilier et la vaisselle valsent dans la cuisine et des pierres sont « lancées par une main invisible dans toutes les directions . Jean Masson tente alors de retenir l'aînée pour lui venir en aide. En vain… une force invisible prend le dessus et éloigne violemment ce paysan pourtant bien bâti.
Quelques minutes plus tard, le calme revient. Abasourdis par cette scène d'effroi, les trois hommes quittent au plus vite les lieux avant que la nuit ne tombe et où aucun d'eux ne tient vraiment à s'éterniser. Et l'affaire fait vite le tour des hameaux...


L'affaire enflamme la région



Dès les jours suivants des dizaines de curieux se massent autour du moulin de Perbet. Tous veulent voir de leurs yeux ces phénomènes… Et soudainement, les objets de la cuisine reprennent leur valse tandis qu'une pluie de pierres s'abat sur les « spectateurs » du jour. Mais surtout, Marie et Philomène deviennent incontrôlables avec la sensation d'être piquées par des épingles invisibles, affirment-elles.
Dans cette région de moyenne montagne, entre Velay et Mézenc où les croyances sont nombreuses, on évoque à voix basse, comme pour ne pas l'attirer, la « Trêve », comprenez « le diable », qui se serait emparé des deux adolescentes. À demi-mot, d'autres avancent l'hypothèse du fantôme de Marie Magdeleine, la mère des enfants, décédée en 1894, qui n'accepterait pas la nouvelle union de son mari. L'ainée des filles, en l'occurrence Marie confie avec ses mots à Jean Pinsard, rédacteur en chef de « L'Avenir de la Haute-Loire » avoir vu une nuit ce qu'elle pense être le spectre de sa mère. C'était une affaire noire dans une ombre blanche : une femme. Elle avait sa coiffe de nuit, elle semblait pleurer et se tenir la tête.


Possession ou poltergeist
Très vite, Marie et Philomène sont accusées d’être liées au diable. Elles sont surnommées « les filles du diable », et leurs crises sont interprétées comme des signes de possession.
Face à cette situation, le père de famille Etienne Joubert se sent contraint de se tourner vers l'Église, lui qui pourtant se plaisait à dire qu'il ne croyait ni en Dieu, ni au diable. L'homme, bien connu sur le secteur, décrit alors comme roublard et joueur invétéré de cartes s'en va trouver le curé de Laussonne puis s'en remet au curé Gerbier, de Saint-Front, chez qui il conduit ses deux enfants dans une charrette que les boeufs peinent à traîner !
A peine la porte de l'église franchie, les cierges se seraient alors brisés et l'aînée Marie, le teint livide et le regard ailleurs, aurait récité une prière satanique à un prêtre... interloqué. Et toutes deux possédées, se seraient mises à maudire crucifix et statues de la vierge. Une fois la séance d'exorcisme terminée, décision est prise d'envoyer les adolescentes à Paris pour fuir le diable, mais encore plus sûrement les regards accusateurs des gens du coin.
Et très vite le moulin de Perbet et la vallée tout entière retrouvent leur tranquillité au printemps 1903.


Phénomène paranormal ou histoire montée de toute pièce...
Encore aujourd'hui, ces faits mystérieux restent sans explication.
Ces scènes de poltergeist étaient-elles dues à un authentique phénomène paranormal, la présence d'une entité de l'au-delà ? Ou alors s'agit-il d'une histoire montée de toute pièce par le meunier qui, endetté au jeu, voulait rendre son moulin invendable ?
Quoiqu'il en soit, la vallée de l'Aubépin s'est depuis lors refermée avec ses secrets.

  

Au fond, le Moulin de Perbet nous rappelle une chose essentielle : face à l'inexpliqué, l'être humain oscille toujours entre peur, fascination...
et une irrésistible envie d'aller voir par lui-même. Même si, soyons honnêtes, on préfère souvent le faire en plein jour.

Que faut-il en penser... à vous de juger !


Le pensionnat de Kamloops. Mémoire d'une tragédie - par Chantal_Belgique le 29.08.2026 » 09:06


Une robe d'enfant accrochée à une croix, près de l'ancien pensionnat de Kamloops,
en hommage aux 215 sépultures anonymes

  

Objectifs des pensionnats pour autochtones
Les pensionnats autochtones ou pensionnats indiens étaient une forme d'enseignement public en internat destiné aux Autochtones au Canada*.
Il s'agissait d'institutions destinées à scolariser, évangéliser et assimiler les enfants autochtones. Cette pratique, qui séparait les enfants de leur famille, a été décrite comme le fait de « tuer l'indien dans l'enfant ». Bien plus que des écoles, ces pensionnats étaient des « centres d'endoctrinement culturel ». Ces institutions se sont maintenues durant plus d'un siècle et demi, le dernier ayant fermé ses portes en novembre 1996. Au total, 150 000 enfants membres des Premières Nations, Inuit et Métis ont dû les fréquenter. Une bonne partie de ceux-ci n'ont jamais retrouvé leur famille. Entre 3 000 et 6 000 y sont morts. Cette institution a laissé des séquelles très graves sur les peuples autochtones. Loin de leur famille et de leur communauté, 7 générations d'enfants autochtones ont été privés de leur identité à la suite d''efforts systématiques et concertés visant à anéantir leur culture, leur langue et leur esprit.

*Au Canada, le terme « Peuples autochtones » désigne les premiers habitants du pays et leurs descendants, qui se divisent en 3 groupes distincts reconnus par la Constitution : les Premières Nations, les Inuits et les Métis.


Kamloops. Un pensionnat emblématique



Le pensionnat indien de Kamloops, situé à Kamloops en Colombie-Britannique, faisait partie du réseau de pensionnats pour Autochtones au Canada.
Ouvert en 1890, il pouvait accueillir jusqu'à 500 élèves au début des années 1950, ce qui en faisait le plus grand pensionnat du pays. Dirigé par les missionnaires Oblats de Marie-Immaculée, il est resté en activité jusqu'en 1978, soit près d'un siècle de fonctionnement.
Les archives, bien que lacunaires, indiquent une discipline stricte et des conditions de vie similaires aux autres pensionnats : privation, isolement, sévices.


La vie au pensionnat



Entrer dans un pensionnat, c'était perdre sa famille, sa langue et sa culture. Les enfants étaient arrachés à leurs parents, parfois envoyés à des centaines de kilomètres de chez eux.
Dès leur arrivée, on leur coupait les cheveux, on leur retirait leurs vêtements traditionnels, on leur interdisait de parler leur langue. Ils recevaient un nouveau nom, souvent chrétien, et devaient suivre un rythme strict dicté par les responsables religieux ou administratifs.

Les témoignages rassemblés par la « Commission de Vérité et Réconciliation (CVR) » décrivent un quotidien difficile marqué par la solitude, l'absence de contact avec les parents et la famille, la frustration liée à l'interdiction de parler sa langue maternelle, la piètre qualité de l'enseignement, la faim, l'institutionnalisation, les règles strictes, le travail excessif, les châtiments corporels, les agressions sexuelles et l'absence de personnes de confiance.
Entre 3 000 et 6 000 enfants sont morts dans ces pensionnats autochtones. Environ la moitié des enfants sont morts de la tuberculose ou d'autres maladies infectieuses les conditions sanitaires y étant déplorables, d'autres enfants dans les incendies qui ont ravagé ces établissements souvent vétustes et d'autres encore par le suicide ou en tentant de fuir.


Mai 2021 : Découverte de possibles sépultures non marquées d'enfants



En mai 2021, les dirigeants des Premières Nations de la Colombie-Britannique, Tk'emlúps te Secwépemc, annoncent dans un communiqué la découverte d'un charnier de 215 enfants inhumés dans des tombes anonymes sur le site l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops.
Tk'emlúps te Secwépemc avaient engagé Sarah Beaulieu, une jeune anthropologue de l'Université de la vallée du Fraser, pour sonder le site à l'aide d'un « radar à pénétration du sol (GPR) ». Beaulieu a scanné le site entre le 21 et le 23 mai. Elle avait déclaré que les capteurs à distance ont détecté des « anomalies » qui indiquent que des restes d'enfants pourraient être enterrés sur le site.

Il faut préciser que le GPR ne montre pas directement des restes humains : il détecte des anomalies dans le sol (perturbations, formes, alignements). Mais pour les communautés concernées, ces données confirmaient des récits transmis depuis des générations.
L'annonce de Kamloops a eu un effet d'électrochoc. Dans les semaines suivantes, d'autres communautés ont mené des recherches similaires, révélant des centaines d'autres sépultures non marquées.

Les recherches menées par le Centre National pour la Vérité et la Réconciliation (CNVR) ont permis de confirmer plus de 4 000 décès d'enfants, d'identifier plus de 400 sites d'enterrement non marqués et de constater que 32 % des décès recensés ne comportent aucun nom enregistré.


La recherche des corps, un processus complexe



En juillet 2026, soit plus de 5 ans après avoir provoqué une onde de choc mondiale, la cheffe de la Première Nation Tk'emlúps te Secwépemc, Rosanne Casimir, indique qu'aucune décision n'a encore été prise concernant d'éventuelles exhumations. La communauté privilégie une phase de consultation avec des dizaines d'autres Nations autochtones affectées afin de dégager un consensus, tout en s'efforçant d'accéder aux dossiers d'indemnisation des survivants avant leur destruction prévue par la Cour Suprême du Canada en 2027.


« On ne va pas simplement dans n'importe quel cimetière pour exhumer des corps, juste pour prouver que quelqu'un est mort. C'est un manque de respect envers notre culture... Chaque nation a le droit de décider de la marche à suivre. »

Citation de Garrison Settee, grand chef du Manitoba Keewatinowi Okimakanak

  

Le système des pensionnats autochtones au Canada est officiellement qualifié de « génocide culturel »
et certains experts ou observateurs parlent plus largement de « génocide » en raison de la destruction volontaire d'un groupe

Alors que faut-il en penser... à vous de juger !


Trésors enfouis à découvrir - par Chantal_Belgique le 12.08.2026 » 15:09


Année 1573 - France (Gers) : Lectoure
Les écus de Jean V d'Armagnac



En 1470, Jean V d'Armagnac entra en conflit direct avec Louis XI, qui obtint du parlement sa condamnation au motif de haute trahison.
Le 5 mars 1573, les troupes royales parviennent à s'emparer du proscrit, réfugié dans son château de Lectoure. Le sénéchal de Beaucaire tenta de lui faire dire où était son trésor de guerre, mais devant son mutisme, le tua de ses mains. La ville fut ensuite mise à sac.
Les écus de Jean V d'Armagnac ne furent jamais retrouvés et il est fort probable qu'ils reposent encore dans le château de Lectoure.

A vous de chercher !

  


Année 1564 - France (Gard) : Pont-Saint-Esprit
Les sarcophages antiques d'Arles



Sarcophage de la remise de la loi à Saint-Pierre - Arles


En 1564, le roi Charle IX, en visite dans le sud-est de la France, jeta son dévolu sur des sarcophages antiques du cimetière des Alyscamps à Arles.
Il fut convenu que les plus belles d'entre ces pièces seraient acheminées par bateau vers Paris pour décorer le Louvre.
Cependant, le navire fit naufrage à Pont-Saint-Esprit juste au niveau des arches. Rien ne fut jamais tenté pour retirer des boues du fleuve, les sarcophages ainsi que des oeuvres médiévales et des objets métalliques datant de l'antiquité, collectées par Charle IX au cours de son voyage !
En 1944, un bombardement allié mené près du pont fit jaillir des graviers du fleuve, des vases, des morceaux d'antiques ainsi qu'une statuette du XVe siècle.
Bien que ces trésors soient presque à portée de main, il est stupéfiant de constater qu'aujourd'hui, rien n'a été fait pour les dégager !
Le musée d'Avignon conserve quand même deux vases romains en argent, finement ouvragés, retrouvés près du lieu du naufrage à l'occasion d'une sécheresse qui avait complètement révélé le lit du fleuve.

A vous de chercher !

  


Année 1535 - France (Seine-et-Marne) : Nantouillet
Les tonneaux d'or du chancelier du Prat

C'est parce qu'il espérait pouvoir acheter son élection en tant que pape que le chancelier Antoine du Prat avait accumulé dans un caveau secret de son château de Nantouillet quelques 400 000 écus cachés dans des tonneaux.
La révélation à François 1er de l'existence de cette fortune le rendit suspect et fut cause de sa disgrâce.
Il mourut en 1535. Aussitôt le roi investit son château, tous les biens du chancelier furent saisis mais son trésor resta introuvable.
Le château de Nantouillet repose sur un système complexe de souterrains où fort probablement... repose les tonneaux d'or.

A vous de chercher !

  


Année 1440 - France (Vendée) : Tiffauges
La fortune maudite de Gilles de Rais



Barbe-bleue


Gilles de Rais, Maréchal de France qui après avoir été le compagnon de chevauchée de Jeanne d'Arc s'adonna à l'alchimie et au satanisme. Accusé d'avoir violé et tué plus de 140 enfants et adolescents, il finira sur le bûcher en 1440.
Pour la petite histoire ce personnage très controversé ne cessa d'inspirer l'imaginaire populaire et l'on vit en lui le modèle de 'Barbe-bleue'.
Son trésor en liquidité serait toujours dissimulé dans l'une des cryptes secrètes de son château de Tiffauges.

A vous de chercher !

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