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Au Népal, un monastère de la ville de Pangboche a longtemps conservé une main momifiée prétendant qu'elle appartenait à un hominidé sauvage du Tibet. Se peut-il qu'elle soit la preuve de l'existence du yéti ?
Légende... et histoire

Dans le village népalais de Pangboche, situé à quelque 4 000 m d'altitude, le monastère abriterait une main et le sommet du crâne du yéti !
Selon la légende, les moines du monastère de Pangboche racontent qu'un des leurs, le lama Sangwa Dirje, allait régulièrement méditer dans la grotte de Taboche, où un yéti venait lui apportait eau et nourriture, À la mort du yéti, suite à une importante chute de neige, Sangwa aurait rapporté au monastère une de ses mains et son cuir chevelu, que le monastère conservait depuis lors comme reliques sacrées symbolisant la fertilité.
En 1959, à la demande d'un primatologue du « Royal College of Surgeons » en Irlande, l'explorateur irlando-américain Peter C. Byrne et l'homme d'affaires Tom Slick, cryptozoologue et fondateur du « Southwest Research Institute » aux Etats-Unis se rendent à Pangboche.
Peter Byrne insista longuement auprès des moines afin qu'ils l'autorisent à prendre la main pour l'étudier en Occident, mais les religieux opposèrent un refus catégorique. Peu scrupuleux, Byrne entreprit alors de dérober un doigt de Pangboche auxquels il substituera des ossements humains. De retour en Inde, Tom Slick a confié son « trésor » à son ami acteur James Stewart qui se trouvait au même moment à Calcutta avec son épouse Gloria, pour qu'il ramène le doigt discrètement à Londres.
Après examen des os dérobés, les scientifiques de l'époque conclurent que les os du doigt étaient très proches de celui d'un Homme de Néandertal.
En 1960, l'alpiniste néo-zélandais Sir Edmund Hillary (un des premiers hommes à atteindre le sommet de l'Everest) enquêta sur la main de Pangboche. Ignorant le vol de Byrne, il conclut que la main était un canular formée d'une main humaine dont certains os avaient été remplacés par des os d'animaux.
Dans les années 1990, peu de temps après la diffusion sur une chaîne américaine d’un documentaire sur les reliques du « yéti », la main et le cuir chevelu ont été volés du monastère pour fort probablement se retrouver dans une collection privée, issue du trafic illicite d'antiquités.
La société Wētā Workshops, entreprise néo-zélandaise spécialisée dans les effets spéciaux pour le cinéma, fit fabriquer à partir de photos une copie de la main et du cuir chevelu disparus, et l'offrit au monastère de Pangboche en 2010.
Le 27 décembre 2011, de nouveaux tests, effectués à Edimbourg (Ecosse), indiquent que la main contient de l'ADN humain : Nous nous attendions à de l'humain et c'est ce que nous avons trouvé.
Culture populaire

Le mystère entourant cette main a également inspiré la culture populaire, notamment la bande dessinée La main de Pangboche*.
*A Katmandou, Roxane Leduc, une jeune antiquaire, assiste de peu à l'accident mortel d'un homme qui venait de lui confier les secrets d'une relique : le doigt momifié d'un yéti, un objet unique volé dans le Monastère de Pangboche à la fin des années 1990. Roxane décide alors de partir, avec ce précieux objet aux portes du Parc national du Langtang, le « royaume des trekkers », afin de percer les mystères qui l'entourent. Première étape : rencontrer le policier qui a enquêté sur le vol. Mais Roxane y a été devancée...
Que faut-il en penser... à vous de juger !