Texte à méditer :   L'imagination est l'oeil de l'âme.   Napoléon Bonaparte

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Des lignes et dessins sur la croûte terrestre - le 09.01.2022 » 11:03 par   Chantal_Belgique



Le mystère est gravé à même le sol. Il consiste en lignes et dessins terrestres qui tailladent les paysages terrestres. Ce sont des « géoglyphes ». Etymologiquement géoglyphe signifie gravure ou ciselure de la terre.
Les géoglyphes peuvent être réalisés en « positif » par entassement de pierres, de gravier ou de terre ; ils peuvent être réalisés en « négatif » par enlèvement des pierres, de la végétation ou de la terre.
Certains géoglyphes datent de l'Antiquité, comme « les lignes de Nazca » au Pérou, d'autres sont plus récents, voire contemporains comme « l'homme de Marree » en Australie Méridionale.


Les lignes de Nazca



Le pelican de Nazca - Pérou

Les « géoglyphes de Nazca » appelés communément « lignes de Nazca », sont parfois de simples lignes longues de plusieurs kilomètres, visibles dans le désert de Nazca au sud du Pérou le long de l'océan Pacifique, ou alors de grandes figures tracées sur le sol, souvent d'animaux stylisés. Le sol sur lequel se dessinent ces géoglyphes est couvert de cailloux que l'oxyde de fer colore en rouge. En les ôtant, les Nazcas ont fait apparaître un sol gypseux grisâtre, découpant ainsi les contours des figures qu'ils traçaient. Ces géoglyphes sont le fait de la civilisation Nazca, une culture pré-inca qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère. Ils ont été réalisés pour la plupart entre -200 et 600.
Ce site archéologique couvre une superficie de 450 km2 où, pendant près de 2 000 ans sans interruption les habitants ont dessiné sur le sol aride. On y trouve des milliers de figures géométriques : lignes droites, ellipses, spirales, trapèzes, triangles d'une extraordinaire précision. Et aussi une grande variété de dessins prenant la forme d'animaux et de végétaux stylisés. La plupart des figures sont constituées d'une seule ligne ne se recoupant jamais.




Si l'on prend de la hauteur, les sillons forment des figures complexes

Les Nazcas réalisaient les figures à grande échelle, probablement à l'aide de procédés géométriques simples comme le carroyage : le dessin était quadrillé, puis reporté sur le sol où l'on avait pris soin de tirer des cordages qui reproduisaient les mêmes carrés à une plus grande échelle. Les Nazcas réalisaient alors leurs dessins probablement en déblayant les pierres sombres, brûlées par le soleil, et en les empilant de chaque côté des lignes pour faire apparaître par contraste la terre plus claire riche en gypse en dessous. En fait, c'est comme un dessin en négatif.




Les Nazcas traçaient des figures plus complexes comme les spirales. Il suffit d'un poteau et d'une corde. En tournant, on marque les cercles que l'on forme avec des pierres qui serviront de repères pour tracer la ligne. La corde se réduit peu à peu autour du poteau.



  


L'homme de Marree



L'homme de Marree, ou géant de Stuart, est un géoglyphe contemporain découvert en 1998 depuis les airs. Il semble décrire un homme aborigène d'Australie, probablement un membre du peuple Pitjantjatjara chassant les oiseaux ou les wallabys à l'aide d'un bâton à lancer. Le géoglyphe est situé sur un plateau à Finnis Springs, 60 km à l'ouest de la ville de Marree, dans le centre de l'Australie-Méridionale. Le dessin est long de 4,2 km et sa circonférence atteint 15,3 km. Il s'agit du plus grand géoglyphe connu dans le monde.
Au moment de sa découverte, les lignes qui composent le géoglyphe sont profondes de 20 à 30 cm et peuvent atteindre 35 m de large. Le dessin s'érode graduellement, le climat du lieu étant extrêmement sec.
Le site a été fermé peu après sa découverte suite au dépôt d'une plainte de membres de la tribu Dieri, dont les terres sont situées à l'est de Marree, pour nuisance et exploitation du « *temps du rêve ». Le gouvernement de l'État interdit l'accès au site, mais les survols sont toujours autorisés.

*Les Pitjantjatjara ont en grande partie abandonné leur mode de vie traditionnel reposant sur la chasse et la cueillette, mais ont conservé leur langue et une bonne partie de leur culture malgré l'influence croissante du reste de la société australienne. Ils sont aujourd'hui au nombre de 4 000 environ et vivent sur leurs terres en petites communautés éparses.

*Le temps du rêve est le thème central de la culture du peuple autochtone des aborigènes d'Australie. Le temps du rêve désigne l'ère qui précède la création de la Terre, une période où tout n'était que spirituel et immatériel. Selon les aborigènes le temps du rêve existe toujours et peut être atteint pour des besoins spirituels. Au travers du temps du rêve, il serait possible de communiquer avec les esprits et de déchiffrer le sens des mauvais présages, maladies et autres infortunes.

  

Calendrier astronomique, site rituel, réseau d'eau...
L'absence de données objectives a laissé libre cours aux théories archéologiques les plus hasardeuses.

Que faut-il en penser... à vous de juger !


Le sanatorium de Waverly Hills - le 14.12.2021 » 16:28 par   Chantal_Belgique

Réputé pour être l'un des lieux les plus hantés des États-Unis, le sanatorium de Waverly Hills intrigue les curieux et les spécialistes de paranormal par son passé mais aussi et surtout par toutes les légendes construites autour de lui.


Historique
Les origines de ce sanatorium remontent en 1883, lorsque le major Thomas H. Hays fait l'acquisition d'une colline située à Louisville dans l'état du Kentuky. Il y fait construire une demeure familiale ainsi qu'un bâtiment à but éducatif pour ses filles afin de pallier à la trop longue distance qui sépare le domicile de l'école la plus proche. L'enseignante embauchée baptisa cette école « Waverley School » en raison de son goût pour le roman « Waverley » (Waverley ou l'Écosse il y a soixante ans, publié anonymement en 1814, et premier roman de l'auteur écossais Walter Scott). Thoms Hays adopta ce nom pour sa propriété qui devint alors « Waverley Hills », nom conservé par la suite lors du rachat du site par la ville au début du XXe siècle.




Début des années 1900, la région du comté de Jefferson (un des comtés de l'état du Kentuky) est ravagée par la tuberculose que l'on surnommait la « peste blanche ». Cette épidémie accéléra donc la décision de construire un sanatorium sur l'ancienne demeure et propriété de Monsieur Hays afin d'y soigner en masse les patients atteints. Le sanatorium ouvrit ainsi ses portes début 1910.
Mais la tuberculose gagnant du terrain, il devint très vite urgent d'agrandir la structure. De nouveaux travaux démarrent au milieu de l'année 1911. En attentant l'achèvement de ces nouveaux locaux, les patients sont logés dans des tentes provisoires. A cette nouvelle structure s'ajoute en 1916 un pavillon de 40 lits pour enfants portant ainsi la capacité totale à 130 malades. Ce qui était au début qu'un petit hôpital devint en quelques années un grand établissement de cinq étages avec plus de 400 salles en 1926.
Le lieu était équipé afin de pouvoir traiter au mieux la tuberculose et les affections dont souffraient les patients présents. L'hôpital pratiquait diverses opérations médicales telles la lobectomie soit l'ablation d'un lobe d'un poumon ou la pneumonectomie ou l'ablation totale d'un poumon ou encore la thoracoplastie intervention chirurgicale consistant à enlever une partie ou la totalité d'une ou plusieurs côtes, dans le but d'affaisser la paroi du thorax et éviter ainsi que la maladie ne progresse.


Le sanatorium proposait aussi aux patients atteint des cures de « bon air » sous surveillance médicale. En effet, il était de bon ton de croire à l'époque que la maladie se soignait avec beaucoup d'air frais, une nourriture saine, un endroit calme et reposant.


Face à la maladie et à la montée de la mortalité au sein de l'hôpital, il fut décidé de construire un tunnel nommé Death tunnel ou « Tunnel de la mort ». Chaque fois qu'un décès était constaté et pour ne pas affoler les autres patients, les morts étaient emmenés à travers le tunnel, longue galerie qui courait sur plus de150 mètres sous l'hôpital, qui débouchait sur une voie ferrée où les corps étaient emmenés.

Grâce aux progrès thérapeutiques et à la découverte de la streptomycine un antibiotique destiné à combattre la tuberculose, les cas se font de plus en plus rares et poussent ainsi le sanatorium à fermer définitivement ses portes en 1961.


Projets de réhabilitation du site
Les bâtiments furent rouverts en 1962 sous le nom de « Woodhaven Geriatrics hospital » en tant qu'hôpital gériatrique. Cependant suite à de nombreuses plaintes pour mauvais traitements envers les malades, l'hôpital fut contraint de fermer définitivement ses portes en 1981 laissant place aux vandalismes. Des légendes urbaines sont nées à ce moment-là, laissant croire que les lieux étaient devenus un lieu hanté.

Deux ans après la fermeture de Woodhaven, le domaine fut racheté par Clifford Todd, qui voulait en faire une prison d'État. Ce projet fut un échec notamment car il se heurta à l'opposition de riverains. Clifford Todd tenta alors d'en faire une résidence avec appartements. Ce fut également un échec faute de fonds suffisants.

En 1996, Roberhasky acheta le domaine dans le but d'en faire un lieu de pèlerinage. Un statue de 46 m de haut à l'image du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro au Brésil devait devenir l'épicentre d'un lieu avec chapelle et boutiques de souvenirs. Encore une fois, faute de moyens, le projet tomba l'eau. Au bout d'un an d'exploitation, et afin de récupérer sa mise, Alberhasky tenta de détruire les bâtiments en minant la base de l'immeuble pour le raser, dans l'espoir de revendre les terrains un bon prix. Il fut stoppé par une injonction de National Register of Historical Places lui interdisant de commettre l'irréparable. Le propriétaire laissa alors les bâtiments se dégrader au fil du temps, et les vandales en profitèrent pour saccager l'intérieur.

En 2001, de nouveaux propriétaires, Charlie et Tina Mattingly, rachètent la demeure et envisagent de transformer l'endroit en un luxueux hôtel 4 étoiles.
Aujourd'hui, Waverly Hills Sanatorium est en cours de restauration par son actuel propriétaire. Il offre une variété de circuits et séjours au sanatorium, en exploitant commercialement, le côté de lieu hanté pour attirer les enquêteurs paranormaux ou simples curieux.


Phénomènes paranormaux
De nombreux chasseurs de fantômes ou de simple quidams en mal de sensations fortes sont allés enquêter sur les lieux laissés à l'abandon. Et ce qu'ils ont rapporté ne relèvent pas toujours de la stricte vérité.
Ainsi... * Le fantôme d'une vielle femme pieds et poings liés fut souvent aperçu dans l'entrée principale. Parfois elle reste près de la porte avant. Elle aurait les mains et les jambes enchaînées, ses poignets et ses chevilles saignent. Elle pleure qu'on vienne l'aider et puis elle disparait.
* Il parait que tôt le matin, si vous marchez près de la cafeteria, vous pouvez sentir le faible arôme des petits déjeuners et ce malgré qu'aucun repas ne fut servis depuis 1982. On peut également apercevoir l'esprit d'un homme habillé de blanc erré dans la cafeteria ou la cuisine. Personne ne sait de qui il s'agit, mais certains pensent qu'il est l'esprit d'un vieil employé de Waverly qui aurait contracté la tuberculose et en est mort.
* Beaucoup de gens ont vue une petite fille au troisième étage qui est connue sous le nom de Mary. Certains disent qu'elle joue avec une balle, d'autre on seulement entendu la balle rebondir sur le plancher ou dégringolant l'escalier. Ce rebondissement de balle fut aussi attribué à un petit garçon.
* Le quatrième étage est considéré comme étant le secteur le plus effrayant et le plus actif de l'hôpital. Des gens y ont vu des ombres, des apparitions de personnes marchant dans les corridors et entendu des portes claquer fréquemment, et ce sans aucune raison apparente.
Mais voillà... Certains de ces propos sont fort probablement surjoués voire inexacts.


Revenons à présent sur deux des phénomènes paranormaux les plus connus du sanatorium.


La chambre 502, située au cinquième étage. Celle-ci raconte que deux infirmières du sanatorium se sont suicidées dans cette chambre, l'une âgée de 29 ans se serait pendue en 1928 car enceinte à la suite d'une relation avec le directeur de l'hôpital mais non mariée, ce qui était à l'époque mal vu. L'autre, sans raison connue, aurait sauté par la fenêtre ce qui entraîna sa mort. Celle-ci a attiré beaucoup de personnes curieuses mais tous ceux qui sont rentrés ont vu des ombres se déplacer dans la chambre et ont entendu des voix dire « Sortez ! »



Sur le toit de du sanatorium. Il paraîtrait que les enfants atteint de tuberculose chantaient une chanson, « Ring Around a Rosy » qui signifie rond sur le dos de la main en faisant la ronde. Encore maintenant, des personnes témoigneraient qu'ils entendent des enfants chanter une chanson en haut de ce toit.

  


  

Phénomènes paranormaux ou Légendes urbaines...
A vous de juger !


Trésor enfouis à découvrir - le 14.11.2021 » 14:25 par   Chantal_Belgique


Année 1790 - France (Pas-de-Calais) : Brayelle-les-Annay
Je ne laisserai pas un sou à la nation



Peu avant la Révolution Française, la mère Eléonore Hennecart de Briffoeil remplissait l'office d'abbesse à l'abbaye cistercienne de la Brayelle. Lorsque Joseph Le Bon obtint le proconsulat du Pas-de-Calais, alors qu'il lutte contre l'accaparement et organise des réquisitions frumentaires pour subvenir aux frais de l'armée, l'abbesse déclare publiquement : Notre monastère ne laissera pas un sou à la nation. Le 8 décembre 1790, un inventaire général de l'état de l'abbaye est effectué. La communauté religieuse ne quittera cependant l'abbaye qu'en septembre 1792, ultime terme fixé par la loi, non sans avoir procédé à l'enfouissement de tous les biens, les ornements et les objets précieux du couvent. Eléonore Hennecart de Briffoeil fut dès lors sommée par le comité de surveillance d'Arras de s'expliquer sur le sens de ses propos. Elle fut mise en accusation pour soustraction des biens à la République et guillotinée au printemps 1794. Et les biens du monastère furent à jamais perdus pour la République !


A vous de chercher !