Texte à méditer :  La réalité doit beaucoup à l'imagination.  L. Frank Baum

Les 3 dernières histoires

 Morts insolites > Epoque contemporaine - le 08.03.2026 » 10:47 par Chantal_Belgique

1984

- Tommy Cooper, comédien et prestidigitateur, meurt d'un infarctus du myocarde face à des millions de téléspectateurs au beau milieu de son émission « Live from Her Majesty's ». Au début du malaise, le public a cru à une farce.
- Jon-Erik Hexum, un acteur américain, est mort après s'être tiré dessus avec un pistolet chargé avec des balles à blanc. Ce qu'il ignorait c'est que les balles à blanc utilisaient une bourre constituée de ouate de papier ou de plastique pour retenir la poudre dans la cartouche. Cette bourre est éjectée lorsque la cartouche explose, pas très violemment, mais suffisamment fortement que pour être mortelle contre le crâne d'une personne, à bout portant.

  

>>> 1988 <<<

Le 28 avril 1988, le vol Aloha Airlines 243, un vol intérieur régulier assuré par un Boeing 737 de la compagnie aérienne Aloha Airlines et reliant Hilo et Honolulu, à Hawaï, subit une décompression explosive* en vol, mais réussit à atterrir à l'aéroport de Kahului, sur Maui. Clarabelle Lansing, une hôtesse de l'air est aspirée et éjectée par la décompression. Portée disparue, son corps n'a jamais été retrouvé.

*Une décompression explosive en avion est une perte de pression cabine ultra-rapide (moins de 0,5 seconde), survenant lors d'une rupture structurelle majeure (hublot, porte, fuselage) en haute altitude. Elle provoque un bruit intense, un brouillard, une chute de température et la projection d'objets, nécessitant une descente d'urgence immédiate.

  

1989

- Ole Bentzen, orthophoniste danois, est mort de rire en regardant le film « Un poisson nommé Wanda ». Son coeur a battu entre 250 et 500 coups par minute, avant que l'homme ne succombe à un arrêt cardiaque.

- En 1989, le prisonnier américain Michael Anderson Godwin est mort d'électrocution en tentant de réparer les écouteurs branchés à sa télévision alors qu'il avait les fesses posées sur les toilettes en métal de sa cellule. Ironie du sort, condamné pour meurtre, il avait échappé à la chaise électrique lors de son procès, 6 ans plus tôt.


Les naufragés de l'ile 'Ata - le 11.02.2026 » 11:20 par Chantal_Belgique

Les naufragés tongiens de l'île ʻAta, l'histoire de six adolescents tongiens qui ont survécu pendant 15 mois sur l'île déserte d'Ata au sud des Tonga, dans l'océan Pacifique.


Naufragés
En juin 1965, Sione Fataua, Fatai Stephen, Kolo Fekitoa, David Fifita, Luke Veikoso et Mano Totau, six garçons âgés de 15 à 19 ans, s'enfuient d'un lycée et internat religieux anglican strict St Andrew's situé dans la capitale Nukuʻalofa sur l'île Tongatapu en Polynésie. Lassés de la discipline scolaire et de la mauvaise nourriture, ils volent un bateau de pêche en bois de 7 mètres. Leur plan, naviguer jusqu'aux Fidji ou même jusqu'en Nouvelle-Zélande pour commencer une nouvelle vie.
Cependant, les garçons n'ont aucune expérience de la navigation en mer. Ils n'emportent ni cartes, ni boussole, ni provisions suffisantes pour un long voyage.
Lors de leur première nuit en mer, alors qu'ils dorment, leur petit bateau est pris dans une violente tempête qui rompt l'ancre, détruit le mat et déchire les voiles. Durant les jours suivants, ils dérivent sur l'océan Pacifique obligés d'écoper l'eau entrant dans leur bateau abîmé et luttant contre la faim et la soif. Ce n'est qu'au 8ème jours de galère et de privation, qu'ils aperçoivent une île rocheuse, l'île 'Ata à l'horizon.



Autrefois peuplée, l'île 'Ata a été abandonnée en 1862, lorsque plus de 200 de ses habitants ont été capturés par des marchands d'esclaves péruviens et la population survivante évacuée sur l'île de 'Eua sur ordre du roi George Tupou Ier (premier roi du royaume des Tonga).
Malgré leur épuisement, les garçons décident d'abandonner le bateau et de nager jusqu'à la côte. Il leur faut nager une journée et une partie de la nuit avant d'y arriver.


Survivre
Echoués mais tellement épuisés, le groupe se contente de s'abriter dans le creux d'une des falaises. Les premières semaines les adolescents se nourrissent de la chair crue des oiseaux de mer qui nichent dans des trous de ces falaises et de leurs oeufs ainsi que de noix de coco. Ils boivent l'eau de pluie recueillie dans les coques des noix de coco.

ʻAta est une île volcanique à fort relief : elle est faite d'un plateau au centre de 60 à 170 mètres au-dessus du niveau de la mer, entouré de falaises et de bords de mer rocheux. Le centre de l'île est donc difficile d'accès.



Après 3 mois difficiles passés à chercher des voies de passage possibles pour escalader et franchir ces falaises, ils arrivent enfin sur le plateau de l'île et y découvrent les vestiges abandonnés d'un ancien village tongien du XIXe siècle appelé Kolomaile. Ils y trouvent des plants de taro sauvage (légume racine), des bananiers et même des poulets retournés à l'état sauvage, descendants des volailles laissées par les anciens insulaires.


Vivre au quotidien sur l'île
Les garçons se construisent une maison et s'organisent rapidement pour vivre ensemble. Les deux garçons les plus âgés prennent le rôle de chefs du groupe, l'un pour les aspects pratiques et l'autre pour le côté moral ou spirituel et la gestion des conflits. Tirant parti de leurs connaissances pratiques et de leur sens de la discipline, ils établissent un système sophistiqué de travail d'équipe et de partage des tâches.
Chaque journée est organisée de la même manière, suivant une routine planifiée. Ils allument un feu par friction et l'entretiennent en permanence pendant les 15 mois, à la fois pour la cuisine, la chaleur et comme signal potentiel de sauvetage. Si la nourriture est relativement abondante, l'eau potable est plus rare, et ils doivent recueillir l'eau de pluie des arbres ou dans des flaques d'eau a défaut d'avoir trouvé un cours d'eau ou une source sur l'île.
Répartis en équipes de deux, ils se relayent pour les tâches de défrichage, d'agriculture, de cuisine et de guet. Ils défrichent et plantent un jardin avec des tubercules de taro sauvage et des plants de bananes. Ils piègent des poulets sauvages et récoltent leurs oeufs. Ils pêchent également avec des hameçons fabriqués à partir de clous et des lances en bois. Aux grandes marées, ils ramassent des poissons et des langoustes piégées dans les bassins rocheux.
Les adolescents ne se contentent pas des activités liées à la survie, ils pratiquent une activité physique et musicale. Ils construisent un banc de musculation fortuit avec des haltères fabriquées à partir de bidons remplis de sable et un terrain de badminton avec un filet en feuilles de palmier tressées. Le plus âgé va jusqu'à fabriquer une guitare fonctionnelle à partir de débris métalliques et d'une demi-coque de noix de coco. Le soir, autour du feu, ils prient, chantent et racontent des histoires pour se réconforter et surtout pour garder espoir.


Sauvés
11 septembre 1966. Ce jour-là, un bateau de pêche australien, le Just David, navigue dans les eaux tongiennes éloignées. Le capitaine Peter Warner, 40 ans, cherche de nouveaux lieux de pêche aux crabes et est intrigué en apercevant de la fumée sur l'île ʻAta, réputée déserte. Il approche son bateau avec prudence car il savait que dans cette région on bannissait des criminels en les abandonnant sur des îles reculées. Se munissant de jumelles il aperçoit des garçons qui lui font de grands signe et un des garçons se jeter à l'eau et nager vers le bateau.
Le premier garçon, Tevita Fatai Latu appelé Stephen, grimpe à bord et explique à Warner la situation des jeunes naufragés, bloqués là depuis plus d'un an. Par radio, Warner contacte Nukuʻalofa et apprend que les familles des garçons les ont depuis longtemps présumés morts. Abasourdis mais ravis, les garçons sont hissés à bord, vêtus de fortune et avec de longues chevelures. Le 13 septembre, les six adolescents sont ramenés à Nuku'alofa.

Cependant, de retour au port, la joie des retrouvailles est de courte durée. Furieux du vol de son bateau, Taniela Uhila fait arrêter et emprisonner les garçons. La population se divise entre ceux qui réclament la clémence et ceux qui veulent punir les jeunes « délinquants ». Peter Warner comprend très vite la valeur médiatique de leur histoire et convainc une chaîne de télévision australienne, Channel 7, d'acheter les droits exclusifs pour 12 000 dollars. Avec cette somme, il rembourse Uhila pour le bateau et obtient la libération des garçons. Il les embauche ensuite sur son propre bateau de pêche. Et le 20 septembre, les six garçons repartent à ʻAta avec l'équipe de télévision australienne pour réaliser un documentaire retraçant leur survie.



Le 6 janvier 1968
Peter Warner (troisième à partir de la gauche), l'équipage du « Just David » et les six ex-naufragés


Médiation
Restée longtemps inconnue du public occidental, cette histoire renaît en 2020 grâce à l'écrivain néerlandais Rutger Bregman, qui en a retrouvé les traces. Il a enquêté et a pu interviewer deux des quatre anciens naufragés encore en vie et le capitaine qui les a secourus. Il en a tiré un chapitre dans son livre Humankind : Hopeful History, puis un article qui a été publié en ligne par le journal The Guardian.


La réincarnation des soeurs Pollock - le 10.01.2026 » 10:25 par Chantal_Belgique

La réincarnation est-elle possible? En dépit des cas divers analysés aujourd'hui, la question reste en suspens. Cependant, une histoire sur la réincarnation de deux soeurs fascine une ville anglaise depuis plus de six décennies. À ce jour, cette histoire reste un mystère.


L'accident



Mai 1957. Dans la ville d'Hexham en Angleterre, Joanna Pollock (11 ans) et sa sœur Jacqueline (6 ans) , se rendent à l'église lorsqu'elles sont heurtées par un véhicule. Les deux soeurs perdent la vie dans les minutes qui suivent.

Bien que dévastée par la perte impensable de leurs filles, le couple John et Florence Pollock se projette dans la venue d'un autre enfant. Et très vite Florence se retrouve enceinte.
Etrangement, John émettait régulièrement que leurs deux filles perdues renaîtraient dans la famille sous forme de jumelles. Catholique fervent, le couple se disputait fréquemment Florence rejetant fermement les croyances de réincarnation de son mari. Il n'existait aucun antécédent de jumeaux dans les deux familles et de plus le médecin prévoyait une naissance unique.
Et contre toute attente, Florence a donné naissance à des jumelles, Gillian et Jennifer, le 4 octobre 1958.

Alors que les jumelles étaient âgées de 3 mois, la famille Pollock déménagea à Whitley Bay, une ville à l'est d'Hexham. Et la vie repris doucement son cours, sauf que…


La renaissance



A mesure que Gillian et Jennifer grandissaient, il devenait évident que les jumelles semblaient se souvenirs de détails concernant leur soeurs décédées. Ainsi, elles identifiaient certains jouets de leurs soeurs disparues et se les répartissaient exactement comme le faisaient Joanna et Jacqueline. Gillian et Jennifer semblaient aussi se souvenir en détail d'Hexham, malgré qu'elles n'y auraient que très peu vécus. Ainsi, les jumelles reconnaissaient des endroits qu'elles n'avaient jamais visités mais que leurs soeurs décédées avaient fréquentés tel l'école et même un terrain jeu.
Pendant les premières années de la vie des jumelles, Florence reste sceptique sur les idées de John jusqu'au jour où elle a entendu les filles discuter de l'accident de voiture !!!

Au-delà des souvenirs, souvenirs qui s'estompèrent dès que les jumelles eurent atteint l'âge de 5 ans, les traits physiques de Jennifer posait également question. Elle avait une tache de naissance sur la hanche gauche et une petite marque sur le front, correspondant à l'emplacement de la tache de naissance et de la cicatrice de Jacqueline. Gillian, en revanche, ne présentait pas ces caractéristiques. Cette différence est devenue encore plus difficile à expliquer lorsqu'un test réalisé en 1978 a confirmé que Gillian et Jennifer étaient des jumelles monozygotes, c'est-à-dire qu'elles partageaient les mêmes gènes. Théoriquement, elles auraient dû avoir des morphologies similaires, mais en réalité, elles étaient différentes !!!


Ian Stevenson et sa quête de réponses sur la réincarnation
Le cas de la famille Pollock a été documenté par le psychiatre américain Ian Stevenson (1918 -2017), professeur à l'Université de Virginie qui a passé une grande de sa vie à étudier les phénomènes de réincarnation, jusqu'à recenser des milliers de cas à travers le monde.< /p>

Yan Stevenson a rendu une première visite à la famille Pollock lorsque les jumelles n'avaient que 4 ans, les observant, photographiant la tache de naissance de Jenniffer et interrogeant les parents et les voisins. Stevenson est revenu en 1967 et 1978 pour suivre leur évolution.
Les jumelles Pollock ont été inclus dans plusieurs de ses célèbres travaux de recherche, tels que : Des enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures et aussi Réincarnation et biologie, en référence notamment à la tache de naissance de naissance de Jennifer.

  



Preuve scientifique de la réincarnation ou simple rappel glaçant que le passé refuse de rester enfoui ?
Que faut-il en penser... à vous de juger !