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Illusions artistiques
Devinette

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Les 3 dernières histoires
L'auberge rouge de Peyrebeille - le 04.11.2020 » 08:06 par Chantal_Belgique



Nous sommes en 1808. Pierre Martin et sa femme Marie font l'acquisition d'une ferme située à 1300 mètres d'altitude dans la commune de Peyrebeille en Ardèche. Profitant de l'emplacement stratégique de la ferme, Pierre Martin y adjoint une auberge construite en 1818. Cette bâtisse relativement isolée mais située au croisement de plusieurs routes commerciales devint rapidement un point de passage obligé avec arrêt pour bon nombre de voyageurs. Les affaires prospères des Martin en font un couple peu apprécié des paysans locaux. Propriétaire de plusieurs maisons à Peyrebeille, sa réussite suscite de nombreuses jalousies et nourrit bien des rancoeurs.

Nous sommes le 1er octobre 1833. Un grand nombre de personnes ont fait le déplacement pour voir ce couple, propriétaires d'une auberge, et leur domestique être guillotinés. En ce temps, les crimes étaient expiés à l'endroit même où ils avaient été commis. Cette ancienne ferme aurait été, raconte-t-on dans le pays, le théâtre pendant plus de 20 ans, d'une cinquantaine de meurtres et de nombreux vols, commis par les tenanciers Pierre et Marie Martin et leur employé Jean Rochette.
L'histoire veut qu'ils « assassinaient et détroussaient les voyageurs » qui s'arrêtaient dans l'établissement. Le trio aurait fait subir les pires tortures à ses victimes. Selon la légende, le domestique entrait en pleine nuit dans leur chambre armé d'un trident, les clouait sur leur lit, tandis que la femme Martin leur versait dans la bouche de l'huile bouillante ou du plomb fondu. Pendant ce temps, l'aubergiste, que la rumeur publique avait surnommé Lucifer, leur aplatissait le crâne à coup de maillet. Après avoir été dépouillés, les cadavres étaient brûlés dans un four installé au-dessus de la vaste cheminée, à droite, en entrant dans la cuisine. Puis, le domestique, un ancien lutteur forain, allait se débarrasser des restes des corps dans la nature. En tout, 53 personnes auraient été trucidées par le trio diabolique. Alors, ce 2 octobre 1833, tandis que le sang des accusés ruisselait au bas de l'échafaud, le pays tout entier avait la sensation d'être délivré de la terreur panique qui planait sur lui.




L'affaire
L'affaire criminelle débuta en 1831, lorsque le corps d'un voyageur, Antoine Enjolras, le crâne fracassé, fut découvert à quelques kilomètres de l'auberge.
En l'absence d'éléments concrets, la rumeur désigna les Martin comme responsables. Les époux Pierre et Marie furent arrêtés en même que leur domestique Jean Rochette.
L'enquête dura 2 ans. Et pendant tout ce temps les accusés ne cessèrent de proclamer leur innocence.
Mais la rumeur publique accabla les Martin. On prétendit que les aubergistes avaient assassiné de nombreux voyageurs afin de les détrousser puis abandonner leurs corps dans la campagne avoisinante. Il se dit aussi que les victimes avaient été brûlées. D'autres rumeurs parlèrent d'odeurs de sang nauséabondes ou de murs couverts de sang... Ces racontars étaient peu crédibles mais impressionnèrent grandement l'opinion publique. Par contre, on fit peu de cas des témoins bien vivants et qui s'étaient déclarés enchantés de leur séjour à l'auberge.


Le procès
Le procès des accusés se tint à Privas durant l'été 1833. Alors que le procès basculait en faveur des accusés par manque d'éléments concrets, un vagabond du nom de Laurent Chaze, connu pour son état d'ivresse habituel, déclara avoir été témoin du meurtre d'Enjolras. Ce témoignage unique scellera le sort des accusés.
Innocentés de tous les meurtres qui leur avait attribués, les accusés furent toutefois reconnus coupables de l'assassinat d'Antoine Enjolras et furent condamnés à mort.


Une erreur judiciaire ?
Tout d'abord, un contexte politique bien défavorable aux accusés. L'affaire de l'Auberge rouge doit être replacée dans son contexte historique. Aux insurrections des Canuts de Lyon en 1831, répondit celle des forêts royales en Ardèche. Le droit du ramassage du bois fut restreint pour les paysans au profit des scieries. Certaines furent incendiées et leurs bois coupés. Les « coupeurs de bois » opéraient de nuit dans un milieu qu'ils connaissaient parfaitement et n'avaient aucune peine à mettre la gendarmerie en déroute. Le préfet, inquiet, ordonna de faire revenir l'ordre. C'est dans ce contexte que le dossier des Martin avait été instruit.
Quant au procès des aubergistes, il eut pour fond un règlement de comptes politiques. Car nul n'ignorait l'appartenance du couple au clan des ultra-royalistes. Tous savaient que Marie Breysse avait caché un curé réfractaire, que Pierre Martin était un homme de main de la noblesse locale. On tenait pour sûr qu'il avait fait pression sur des propriétaires afin que ceux-ci cédassent leurs terres à bas prix aux nobles revenus d'exil. De plus, il était soupçonné de sympathiser avec les « coupeurs des bois ».
Or le contexte n'est pas favorable aux royalistes au début des années 1830, ce qui permit à l'affaire d'éclater et d'être sévèrement jugée. Depuis 1815, il existait des foyers de « résistants royalistes » en Ardèche que la justice cherchait à réprimer : le procès était l'occasion d'en éliminer certains car le contexte politique s'y prêtait. Louis-Philippe 1er, avec un rapport du procureur demandant la sévérité, n'accordera pas sa grâce au couple Martin satisfaisant ainsi et la justice partisane et les rancoeurs populaires.

Ensuite, la mauvaise réputation des tenanciers va de pair avec celle des auberges, considérées comme malfamées. Le caractère de Martin, montagnard dur et prêt à en découdre notamment pour récupérer son dû, prêche en sa défaveur. La jalousie à l'encontre de ses ex-fermiers devenus propriétaires d'un commerce prospère est un facteur à considérer. La mauvaise renommée des Martin est donc avérée : aucune plainte ne remonte auprès de la police avant l'enquête sur l'assassinat d'Enjolras, puis les langues se déchaînent après la disparition. Les témoins sont uniques et leurs propos frisent parfois le grotesque : les clients semblent davantage coucher dans le grenier à foin que dans les chambres, les meurtres ne sont pas discrets, pas plus que les transports nocturnes de cadavres.

Et aussi, les limites du fonctionnement d'une justice encore balbutiante au début du 19ème siècle sont mises à mal. Ainsi, les interrogatoires comportent peu de questions et les réponses sont brèves. L'occitan est un obstacle à la compréhension. Le greffier traduit en français les propos des témoins et inculpés tout en ajoutant des indications, même partiales, qu'ils trouvent nécessaires à la compréhension. Les déplacements sur les lieux du crime, malaisés, sont évités et des incohérences transparaissent des pièces judiciaires.


Optant pour la culpabilité ou l'innocence des Martin, ces publications permettront à chacun de se faire son opinion,
à défaut de connaître avec certitude la vérité.
Alors... A vous de juger !

  


Trésors enfouis à découvrir - le 04.10.2020 » 10:19 par Chantal_Belgique

Nouvelle histoire :

  • L'or de Chamonix > Année 1956 - Chamonix [France_Haute-Savoie]

  


Année 1990 - France (Lot-et-Garonne) : La Sauvetat-du-Dropt
Les cloches de la chapelle Boissec sous eaux

En 1793, trois paysans de La Sauvetat mirent leurs efforts en commun pour descendre les belles cloches de la chapelle de Boissec, promises aux fonderies de Sainte-Foy-la-Grande. Ils les emportèrent jusqu'au trou des Bacônes, un petit gouffre situé au fond d'un des bras du Dropt, et les précipitèrent dans les eaux.
En 1990, le maire de La Sauvetat organisa avec des barques et de longues perches de bois, des prospections systématiques du fond du gouffre qui révélèrent effectivement la présence, par trois à quatre mètres de fond, d'objets solides. Les recherches s'arrêtèrent là.
La tradition veut que plusieurs tentatives aient été faires, depuis deux siècles, pour récupérer les cloches, mais que toutes se soient soldées par des échecs. A chaque fois qu'on parvenait à les arrimer, les cordages cassaient sous la traction.

Que faut-il en penser... à vous de juger !

  

Année 1964 - France (Hérault) : Agde
Un trésor nazi dans l'Hérault


En 1964, lors de travaux de démolition d'un pont en plein centre d'Agde, des plongeurs qui inspectaient le fond de l'Hérault découvrirent une statue en bronze figurant un éphèbe, et fondue selon les préceptes du sculpteur grec Lysippe oeuvrant au 3e siècle avant notre ère. D'où pouvait provenir cette statue d'éphèbe presque grandeur nature ?
Un chercheur de trésors réputé émis l'idée que l'éphèbe ne serait autre qu'une mince partie d'un trésor nazi ! En effet, en 1944, les allemands durent quitter précipitamment le château de Belle-Isle, propriété du Docteur Emmanuel Laurent, réquisitionnée pendant les années de guerre. Or le Docteur Laurent était un riche amateur d'art. C'est ainsi que l'éphèbe aurait été immergé avec d'autres oeuvres par les nazis avant leur départ.
L'hypothèse du trésor jeté à l'eau par les nazis a été confortée en 2001 par la découverte, non loin du lieu où l'éphèbe a été trouvé, de deux autres statues en bronze.

A vous de chercher !

  

Année 1956 - France (Haute-Savoie) : Chamonix
L'or de Chamonix



Massif du Chardonnet > Les Becs-Rouges

Un certain nombre de légendes, reposant souvent sur d'authentiques faits historiques, planent au sujet d'un certain nombre de grottes creusés dans les montagnes, entourant Chamonix. Ainsi depuis des siècles, une légende prétend que la grotte de la Barme du Saint-Orient, exorcisée à maintes reprises pour avoir été par le passé le cadre de cérémonies païennes, qu'elle recèle un trésor dont il est difficile de percer l'origine.
Il existe d'autres grottes entre le Grand-Bornand, le Reposoir et une cavité à l'Olat Marguent qui furent utilisée comme cache pendant la Révolution. Dans une de celle-ci on dissimula, au plus fort de la Terreur, la dépouille du bienheureux Jean d'Espagne.
La montagne recèlerait aussi un important filon d'or natif dont on continue de rechercher la trace. Au siècle dernier, un guide de montagne s'y rendait régulièrement pour y collecter des pépites. En 1956, deux guides qui s'étaient perdus trouvèrent, en un lieu qu'ils ne purent par la suite reconnaître, des pépites d'or qu'ils redescendirent dans la vallée. Cet or de Chamonix constituerait une réalité et le filon a été semble-t-il clandestinement exploité à différentes époques. Un rapport de gendarmerie du siècle dernier contient par exemple l'attestation d'un homme qui aurait observé des contrebandiers travaillant à extraire des pépites d'or pratiquement pur d'une caverne perdue dans les montagnes, et située « à 4 ou 5 heures de marche de la ville ».
À Chamonix, on dit qu'au pied du massif du Chardonnet et au lieu-dit les Becs-Rouges (Montvalezan), reposerait le trésor d'un prospecteur qui aurait découvert la grotte au filon: une petite marmite pleine de pépites que le malheureux, surpris par la tempête, eut le temps de cacher avant de descendre agonisant dans la vallée.

A vous de chercher !

  

Année 1944 - France (Seine-Maritime) : Le Petit-Quevilly
Des dollars dans un trou de bombe


3 mois après le débarquement allié en Normandie, la bataille faisait encore rage aux alentours du Petit-Quevilly. C'est au milieu des ruines qu'un sergent isolé de la VIe Brigade d'Infanterie Canadienne, Steve Dougall, fut laissé pour mort aux abords du village, « près du château ». Là, lorsqu'il revint à lui, roulé dans un buisson, ce fut pour voir 4 officiers allemands abandonner un chargement sur le bord d'un trou de bombe. Démasqué par un bruit, il les abattit d'une rafale de son pistolet-mitrailleur puis se rendit jusqu'au trou. Il éventra quelques caisses et les trouva bourrées de dollars. Il jeta le tout, cadavres et caisses et reboucha le trou. Recueilli par une patrouille américaine, il fut démobilisé un mois plus tard.
C'est en vain qu'il rechercha son repère après la guerre, soit un château et ses communs, près desquels les dollars reposent encore. Seule certitude pour lui, cet endroit se trouvait entre la Seine et le village du Petit-Quevilly, ce qui laisse une zone relativement réduite à inspecter. Il s'avéra que le château en question avait bien existé, il figurait toujours au cadastre, mais avait été rasé pendant la guerre. Sans repère qui constituaient les bâtiments, il ne put continuer ses recherches et arrêta définitivement ses investigations en 1972. En effet, depuis 1960, il avait pris l'habitude de passer régulièrement en France quelques-uns de ses congés qu'il sacrifiait à la seule recherche de son trésor un moment entrevu au coeur d'un paysage normand dévasté.

A vous de chercher !

  

Année 1938 - Suisse : Saint-Moritz
Un magot dans un glacier


En 1938, un Junker 81 allemand s'écrasait sur un glacier au nord de Saint-Moritz à 3 000 mètres d'altitude. Il fut aussitôt avalé par le glacier emportant avec lui 16 000 000 en or que Hitler destinait à Mussolini. Les Allemands embauchèrent aussitôt des guides pour retrouver l'épave... en vain !
Le glacier semble cependant rendre petit à petit sa prise de guerre... En 1953 on retrouva les ailes puis les corps congelés des aviateurs. Dans la vallée, à chaque printemps, quelques chercheurs scrutent les glaces !

A vous de chercher !

  

Année 1860 - France (Gironde) : Bordeaux
Le trésor des Chartreuses


Dans les années 1860, une chasse au trésor fit grand bruit à Bordeaux. Sur les indications de magnétiseurs et radiesthésistes, on se mit à effectuer des fouilles dans un caveau de l'église Saint-Bruno en vue de retrouver le trésor des Chartreuses chassées de l'édifice pendant la Révolution. Bien que l'histoire de ce trésor soit authentique dans les faits, on ne saurait dire s'il est bien de concentrer les recherches dans l'église même, car il est décrit aussi une cache pratiquée dans un pilier de l'église.
Au siècle dernier, le vicaire de saint-Bruno entreprit ses propres recherches. Il repéra une pierre qu'il jugea étrange de par sa disposition... il entreprit donc de la desceller la nuit. Elle s'effondra avec d'autres pierres dans un grand fracas et le vicaire se retrouva dans la chambre du curé qui faillit bien mourir de peur cette nuit-là !

A vous de chercher !

  

Année 1855 – France (Corse) : Bonifacio
885 millions en napoleons


C'est le 15 février 1855 que le navire de guerre « La Sémillante », venant de Toulon et transportant des troupes vers la Crimée, se fracassa sur les écueils de l'ile de Lavezzi. Les 702 passagers périrent et la cargaison du navire, qui transportait 885 millions en or destinés aux troupes qui se battaient en Crimée, fut éventrée par les rochers. Cet or repose au milieu des carcasses de dizaines de navires de toutes époques eux aussi, surpris par les rochers de Lavezzi. Les épaves reposent là, dans une zone d'à peine une cinquantaine de mètres de fond.

A vous de chercher !

  

Année 1843 - France (Hérault) : Pézenas
Le trésor de Pomaradès


Pézenas, 18 février 1843. Jean Pomaradès, bandit de 40 ans environ, reconnu coupable de nombreux vols et meurtres dans la région était guillotiné publiquement.
En une quarantaine d'attaques de fermes et de riches marchands rentrant de foire, Jean Pomaradès avait accumulé une véritable fortune. Quand lors de son procès, les juges lui demandèrent où cet or était caché, il sollicita qu'on l'accompagne dans le bois de Caussiniojouls près de Bouleran, où il révèlerait l'emplacement de la cache à condition qu'on lui laisse la vie sauve. Le procureur du Roi n'accepta pas le marchandage, et Pomaradès fut promptement exécuté sans avoir pu se rendre sur place. Son trésor y dort toujours.
Evoquons cependant un souterrain, situé à 3 km environ de Béziers, sur la route de Bessan. Il est localement désigné comme le Trou-de-Pomaradès, et la légende affirme que c'est dans cette tanière que le bandit dissimulait le fruit de ses rapines.
Alors pourquoi allez ainsi chercher là, de façon hasardeuse, ce que Jean Pomaradès lui-même désigna comme caché dans le bois de Caussiniojouls ?

Alors à vous de voir !

  

Année 1815 - France (Loire) : Saint-Etienne
La cassette du Maréchal Brune


Le Maréchal Brune, un des maréchaux de Napoléon, fut assassiné par les royalistes à Avignon le 2 août 1815. Le principal responsable de cet assassinat, un nommé Jacques Dupont dit Trestaillons, vint se réfugier à Saint-Etienne. Il y fut arrêté mais son jugement n'eut jamais lieu faute de témoins. C'est étrangement aussi à Saint-Etienne que se serait aussi réfugié l'aide de camp du Maréchal Brune. Après le meurtre de son maître, l'officier se serait enfuit précipitamment de la ville d'Avignon emportant avec lui la cassette du maréchal contenant plus de 100 000 francs en or, des billets, des bijoux et des pierres précieuses. Il serait descendu à l'auberge du sieur Chomier, à Polignais. Il en serait sorti pendant la nuit pour aller cacher la cassette à une petite demi-heure de la ville, dans une grande prairie en vallée descendant à Saint-Etienne, près d'un réservoir d'eau, à gauche de la route de Puy. Par la suite, l'officier fut incarcéré à Lyon et c'est de sa prison qu'il écrivit à un habitant de Saint-Etienne, le voiturier Durand dit Paturaud, pour lui demander de récupérer la cassette et solliciter quelque argent à valoir sur le trésor. Paturaud remua toute la prairie et ne découvrit jamais la cassette dont l'existence supposée fut, par la suite, mentionnée dans tous les actes de vente de la parcelle.

A vous de chercher !

  

Année 1812
La retraite de Russie


Au printemps 1812 Napoléon rassemble une armée de 600 000 hommes appelée l'armée des vingt nations par les Russes. Le Niémen est franchi le 24 juin. Napoléon tente d'encercler l'armée russe mais elle se dérobe en faisant le vide devant la Grande Armée par la tactique de la terre brûlée. Après deux mois de marches épuisantes, l'Empereur arrive près de Moscou sans avoir obtenu de succès décisif ; en revanche, les maladies et surtout les désertions lui ont enlevé plus de 150 000 hommes et il a perdu la plus grande partie de ses chevaux. Après des combats d'un acharnement inouï au cours desquels 50 000 Russes et 30 000 Français périssent, Napoléon entre dans Moscou dont les ressources sont presque aussitôt anéanties par un gigantesque incendie. L'empereur ordonne alors son pillage.
Le 19 octobre 1812, Napoléon décida finalement d'évacuer un Moscou en cendres, après avoir attendu inutilement la capitulation russe.
Mais il est déjà trop tard. L'hiver arrivent subitement... commence alors la longue retraite vers l'Europe. La température baisse continûment, les trésors deviennent de plus de plus lourds et encombrants !!! Avant Smolensk, c'est une incroyable quantité de vaisselle d'or qui est dispersée dans les rivières au hasard de la progression des troupes. Dans les tempêtes de neige, affaiblis par le manque de provisions, la vermine et les maladies, des « spectres », habillés tant bien que mal de vêtements hétéroclites, tâchent péniblement de gagner du terrain. La steppe est jonchée de cadavres, hommes et chevaux morts de froid, de faim et d'épuisement, ou encore massacrés par des unités de cosaques qui les harcèlent. Fin novembre, l'armée dont il ne reste que 100 000 hommes passe la Bérézina sur des ponts de fortune y précipitant au passage trésors et matériel militaire. Ainsi disparurent une incroyable quantité de pièces d'or, des sacs de perles, des diamants, des rubis, des saphirs, des crucifix, des calices, des vases, les couronnes de Sibérie, d'Astrakan et de Cassa de l'empereur de Constantinople, l'épée de Pierre le Grand et une quantité d'autres objets tout aussi prestigieux.

En 1896, lors d'un curage des berges du fleuve, on retrouva une grande quantité de ces objets dans une couche de boue épaisse de 35 cm contenant pêle-mêle armes, butins et ossements humains.
En 1962 le « Pravda », journal officiel russe, publiait les résultats d'une analyse chimique des eaux du lac de Stoyecheye situé près de Smolensk. On y avait relevé une proportion d'oxyde d'argent dissous 100 fois supérieure à la moyenne !
C'est là sans doute que se trouverait immergé le plus gros du trésor qui doit receler une grande quantité d'or indécelable car l'or est inoxydable.

A vous de chercher !

  

Année 1810 – France (Seine-et-Marne) : Ferrières-en-Brie
La cache de Fouché


En 1810, Joseph Fouché (1759-1820) ministre de la Police de Napoléon Ier, se retira dans son château de Ferrières-en-Brie non sans avoir pris la précaution d'emporter avec lui une caisse de documents extrêmement compromettants pour l'empereur. Il raconte dans ses Mémoires que, menacé d'arrestation, il alla de nuit murer cette caisse dans son château.
Selon les spécialistes d'histoires napoléoniennes, la caisse au contenu si précieux et propre peut-être à éclairer l'Histoire de France d'un jour nouveau, se trouverait murée dans un souterrain du château...

A vous de chercher !

  

19e siècle - France (Lozère) : Marchastel
Les trésors du lac Saint-Andéol


Le lac Saint-Andéol, sacré depuis la nuit des temps et déjà mentionné comme site païen au 6e siècle par Grégoire de Tours, est constitué par une retenue d'eau d'altitude qui s'est naturellement aménagée, peu à peu, dans les restes d'un très ancien cratère de volcan du plateau d'Aubrac.
Saint Grégoire de Tours (539-594), dans son « Histoire ecclésiastique des Francs » dit que, depuis un temps immémorial, se réunissent sur les rives, chaque année, le deuxième dimanche de juillet, de 4 000 à 5 000 personnes, pour adorer le dieu des eaux, se baigner, festoyer et jeter dans le lac des denrées comestibles, de la fourme, des toisons de mouton, des pièces de cuivre, d'argent et d'or...
On y jeta ainsi des offrandes précieuses jusqu'au 19e siècle et les archéologues de tous les temps ont rêvé à ce qu'ils pourraient découvrir dans les vases de cette retenue qui ne fut jamais curée. Il fut même question, sous le règne de Louis XIV, d'assécher le lac pour le fouiller.
En quelques siècles, le lac a baissé de niveau, ce qui fait que ses anciennes rives constituent aussi des emplacements potentiels de recherches.
Un peu plus loin où se dresse une croix, on a reconnu les traces d'un temple antique.

A vous de chercher !

  

Année 1793 - France (Yonne) : Saint-Fargeau
Le tableau emmuré

Les tableaux qu'exécuta le peintre David pendant la révolution sont de véritable chef-d'oeuvre. Parmi eux, l'inachevé « Serment du Jeu de paume », le célèbre « Marat assassiné » et le très dépouillé « Jeune Bara ». Mais peu d'amateurs d'art savent qu'il manque à cet ensemble une 4ème oeuvre qui représente l'assassinat de Le Peletier de Saint-Fargeau.
Le conventionnel Michel Le Peletier fut parmi ceux qui votèrent la mort de Louis XVI le 20 janvier 1793. Le soir même, en représailles, il était assassiné par un royaliste fanatique.
David le représenta sur son lit de mort.


Cette oeuvre est alors installée dans la salle des séances de la Convention nationale.
Retiré en 1795 et confié à l'artiste qui le conserva jusqu'à sa mort à Bruxelles, le tableau fut vendu par sa famille à la fille de Le Peletier, Louise Suzanne de Mortefontaine.
Après cette vente, le tableau disparut et selon les historiens il fut probablement détruit par la fille de Le Peletier qui voulait faire disparaître le passé révolutionnaire de son père régicide.
Cependant une légende laisse entendre que Louise Suzanne de Mortefontaine n'aurait pas détruit le tableau mais l'aurait fait murer dans une des pièces du château de Saint-Fargeau ou quelqu'un, un jour peut-être, saura le retrouver !

A vous de chercher !

  

Année 1793 - France (Vendée) : Montorgueil
Les sous de François Athanase de Charette de la Contrie


François Athanase de Charrette de la Contrie fut l'un des plus grands chefs de la rébellion royaliste vendéenne.
En 1795, les anglais lui firent parvenir par le port de St-Jean-de-Monts un trésor composé de 6 000 louis d'or. Quelques mois plus tard ce sont 22 000 $ américains qui lui sont acheminés de la même manière.
Que sont devenues toutes ces pièces de monnaie ? Une partie se trouverait cachée dans le hameau de Montorgueil près de Le Poiré-sur-Vie où Charrette tint sont dernier campement. Un autre dépôt serait enfoui dans les caves de sa maison à Belleville-sur-Vie. On parle aussi d'un tonneau d'or caché dans un puits de la forêt de Gralas près des Brouzils, d'une malle pleine de valeurs enterrée dans bois proche des Gats, d'or enfouis en forêt de Touvois...

A vous de chercher !

  

Année 1793 - Belgique (Province du Luxembourg) : Orval
Le trésor des moines d'Orval


En 1791, les moines de l'abbaye d'Orval furent mis dans la confidence de la fuite de Louis XVI vers Montmédy. Ils reçurent en dépôt une partie de la fortune que le roi destinait à l'ornementation de sa future résidence. La fuite avorta à Varennes et c'est à Orval que Bouillé, son investigateur, se réfugia.
Mais en 1793, les républicains envahirent les lieux que les moines quittèrent d'urgence après avoir enfouis les deux trésors, le leur et celui du roi Louis XVI, dans leur domaine de Gérouville.

A vous de chercher !

  

Année 1792 - France (Meuse) : Verdun
La dot des vierges de Verdun


Lorsque pendant la Révolution, la ville de Verdun fut investie par les troupes de Brunswick, la population accueillit l'envahisseur par des liesses et des fêtes. Une cérémonie fut donnée au cours de laquelle, des jeunes filles toutes vêtues de blanc, vinrent remettre des dragées et des bouquets de fleurs au conquérant. Parmi elles, on comptait trois soeurs issues de la classe aisée de Verdun, les soeurs Watrin. La ville fut finalement reprise par les Français et près de quarante des participants à la réception, furent dénoncés par leurs concitoyens et arrêtées.
Elles restèrent dans leurs geôles jusqu'en 1794, année au cours de laquelle elles furent finalement transférées à Paris pour y être jugées. Les plus jeunes furent condamnées à 20 ans de détention, les autres furent guillotinées.
Parmi elles se trouvaient les soeurs Watrin dites « les vierges de Verdun ». Avant d'être arrêtées, elles avaient morcelé leurs dots en 12 dépôts cachés ou enterrés en différents endroits de Verdun. Le montant total de ces dots atteindrait 10 000 livres et 5 000 écus en monnaies ainsi que des bijoux.

A vous de chercher !

  

Année 1792 - France (Savoie) : Chambéry
Le trésor des moines a disparu !


En 1792, les commissaires révolutionnaires de Chambéry se portèrent en la voisine abbaye de Tamié pour y saisir, en vertu d'un décret de la Convention, tous les métaux précieux qu'elle contenait.
Les moines leur firent bon accueil pendant leur mission. Un si bon accueil qu'ils parvinrent à les saouler du vin de frais tonneaux hâtivement défoncés pour la circonstance.
Pendant que ces commissaires cuvait leur vin, les moines s'échappèrent emmenant avec eux le trésor de l'abbaye. Le magot fut caché dans la région, sans doute dans une dépendance de l'abbaye car, en ce temps, on ne pouvait aller loin, ainsi chargé, sans se faire remarquer. Il ne réapparut jamais...
De nos jours, l'abbaye est occupée par des moines trappistes. Il y fabrique d'ailleurs un fromage très renommé en Savoie.

A vous de chercher !

  

Année 1773 - France (Côtes-d'Armor) : Pontrieux
Les secrets des souterrains du duc de Richelieu


Le duc de Richelieu a vendu en 1773 à la famille Le Godinec de Traissan le château de la Roche-Jagu.
L'acte de vente comportait une clause qui continue d'intriguer historiens et chercheurs de trésors : « Il ne sera fait aucune tentative pour déboucher les portes des souterrains afin d'y descendre et d'y dévoiler le mystère qui l'environne ». Pourquoi une telle recommandation ? Que recèlent donc ces souterrains toujours murés ?

A vous de chercher !

  

Année 1755 - France : Auvergne, Savoie et Bourbonnais
Les trésors de Mandrin



Ce portrait de mandrin a été réalisé juste après son exécution sur la roue ce qui explique les déformations très marquées du visage

Le bandit Mandrin (1725-1755) s'était attaché à piller systématiquement les biens et le numéraire des Fermes générales. Itinérant, il avait pris l'habitude de cacher ses butins dans des endroits qu'il nommait « ses coffres-forts ». Plusieurs d'entre eux ont été localisés.
Ainsi, une cassette serait encore enterrée dans le jardin de sa maison natale à Saint-Etienne-de Saint-Geoirs (Isère). A Verel-de-Montbel (Savoie), il fora une cache dans les hautes roches qui entoure le village et y glissa une bourse remplie de pierres précieuses. Il enterra 25 000 livres en or en pleine forêt du Vercors là où Mandrin aimait à prendre ses quartiers. Lors de sa dernière chevauchée, il fut contrait de dissimuler à une lieue au-dessus d'Ambert (Puy-de-Dôme) le précieux chargement de quatre de ses chevaux qui, exténués, ralentissaient la course. On parle aussi de caches aménagées dans le vieux château de Rochefort (Savoie) où il fut capturé en 1755 avant d'être exécuté.

A vous de chercher !

  

Année 1720 - France (Morbihan) : Nivillac
9 000 livres en louis d'or dans un sac


En 1720 sous la Régence, l'exécution à Nantes du marquis de Pontcallec mettait fin à une tentative de soulèvement soutenue par la petite noblesse bretonne et visant à renverser le Régent au profit de Philippe V d'Espagne.
Le 2 novembre 1719, Pontcallec reçoit pour sa participation à l'affaire, 9 000 livres en louis d'or de France et des pièces d'Espagne rondes et carrées, enfermées dans un sac en toile. Le trésor est partagé entre les différents conjurés qui tous, certains de bientôt diriger une nouvelle Bretagne, misaient gros et y avaient ajouté leur propre fortune. A ce trésor s'en additionnait un autre, reçu directement de l'ambassadeur d'Espagne quelques mois plus tôt, soit 30 000 livres en or.
Mais voilà, c'est sans tenir compte de la contre-offensive des troupes royales et de leur supériorité. Dès lors Philippe V d'Espagne se désintéresse du sort de la Bretagne.
Le 28 décembre 1719, Pontcallec est reconnu, malgré son déguisement de paysan, et arrêté au presbytère de Lingnol. Début 1720, d'autres conjurés dont Moyne de Talhoüet, du Couëdic, Montlouis, se basant sur de fausses rumeurs de clémence, se constituent prisonniers. Tous furent jugés, condamnés et exécutés.
Mais, qu'est devenu l'or des insurgés ?
Le château de Pontcallec reste le point le plus propice à une recherche. Il n'en reste cependant plus que les caves et les douves, ainsi que quelques murailles. Une partie du trésor pourrait aussi avoir été enfouie au manoir Lourmois, à 2 km de Nivillac. Maintenant une ferme entourée de maisons abandonnées, autrefois c'était le quartier général de la petite armée de Pontcallec. Il est probable qu'une partie de l'or se trouve là, entre des pierres disjointes ou dans la terre.
De l'or pourrait aussi se trouver près de village de Crac'h, au château de Kergurione, dont il ne reste que des ruines. Ce château fut le premier lieu de rencontre des conjurés. De plus, c'est aussi là qu'arrivèrent les 30 000 livres en or. Après l'insurrection avortée de Pontcallec, les chefs des conjurés se retrouvèrent au château de Kergrois à Rémugnol. Il peut là aussi y avoir de l'or.

A vous de chercher !

  

Année 1675 - France (Seine) : Paris
Le très authentique trésor de Louvois


L'existence d'un trésor de Louvois, ministre de Louis XIV, encore caché dans une cave de l'hôtel de Longueville rue Saint-Thomas-du-Louvre est assez probable.
François Michel le Tellier, marquis de Louvois (1639-1691) fut seul maître des destinées militaires de France après la mort de Turenne (1675). Il était l'héritier d'une grande ligné de hauts serviteurs de l'Etat et d'une très riche famille.
C'est sous le règne de Louis XV qu'un certain Alain Godefrin, marchand gantier-parfumeur, adresse aux plus hautes autorités, puis au roi lui-même, une abondante correspondance faisant état d'un « trésor de Louvois ». Ainsi, il écrit : Nous avons trouvé une grande fosse faite par d'autres que nous... le trésor est une grande cuve qui contient dix muids [et] qui n'est pas faite avec des douves [arceaux de tonneaux] car se sont des madriers de chêne qui sont larges et épais de quatre doigts. Nous l'avons monté dans la dite fosse avec les six forgerons et nous avons fait faire un mur tout autour avec de gros moellons. Et aussi, selon les dires du marchand gantier-parfumeur, la fosse aurait été remplie de valeurs d'or et d'argent, puis ensuite fermée avec des pierres de taille, le sommet de l'ouvrage arrivant encore sous le niveau du sol. De la terre battue aurait ensuite été répandue sur le travail puis tassée pour définitivement dissimuler la cachette.
Ce dépôt aurait été effectué sur ordre de Louvois dans les caves ou souterrains de son hôtel de Longueville, restés de nos jours comme en ces temps. Le secret en aurait été révélé par un maçon, un dénommé Lhermitte, qui aurait effectué les travaux d'aménagement d'une fosse pour le compte de Louvois lui-même. Ce trésor constituait la dot de la fille de Louvois, que le ministre comptait marier au duc de Savoie, opération qui ne put jamais se faire. Sous le règne de Louis XV donc, bien après la mort du ministre, le trésor était toujours en place dans le sous-sol de la cave de l'hôtel de Longueville, soit dans l'ancienne rue Saint-Thomas-du-Louvre.

A vous de chercher !

  

Année 1661 - France (Somme) : Falvy
La cloche « vasée » de Falvy


En 1661 le village de Falvy fut envahi par les Espagnols.
Pour protéger la cloche de leur église des envahisseurs, les habitants l'immergèrent dans l'étang voisin. Une inscription gravée en haut d'un des murs de l'église en témoigne. En effet on peut y lire : En l'an de grace 1661, la grosse cloche de Falvi a été « vasée » (orthographe de l'époque).
La tradition raconte qu'on entend encore tinter la mystérieuse cloche...

A vous d'écouter !

  

XVe siècle - France (Ain) : Nantua
5 ou 11 coffres ???



L'abbaye de la Chartreuse de Meyriat au XVIIIe siècle

La Chartreuse de Meyriat qui dresse ses ruines, près de la forêt du même nom, à 18 km au sud de Nantua cacherait 5 ou 11 coffres emplis de richesses. En fait, il s'agit d'une abbaye dont les fondations remontent à l'an 1116. Et comme dans toutes les abbayes, les moines y possédaient une salle dite « du trésor », où étaient entreposés reliquaires et objet du culte. Dans ce cas ci, il s'agissait d'une ancienne crypte dont l'entrée pouvait être aisément maquillée. Au XVe siècle, le trésor serait par sécurité resté en place. Ici, on parle de 5 coffres emplis de richesses. Une autre version avance que le trésor fut enfoui par les moines à la Révolution, lorsqu'ils furent contraints de quitter leur abbaye pour émigrer en Espagne. Selon cette version des faits, ce n'est pas 5 mais bien 11 coffres qui auraient été descendus dans un caveau souterrain jamais retrouvé à ce jour.
En fait, il semble probable que les deux traditions aient mélangés deux versions de trésors très éloignées les unes des autres dans le temps.

A vous de chercher !

  

Année 1574 - France (Seine) : Paris
Une tête sertie de pierres précieuses


Sur les hauteurs de Montmartre et très vraisemblablement vers l'église Saint-Pierre, reste à trouver un bien curieux trésor... une tête momifiée et serties de pierres précieuses. Cette tête appartient Joseph Boniface seigneur de la Môle et a été enterrée là par la Reine Margot, première épouse d'Henri IV.
Ainsi en 1574 la Reine Margot était la maîtresse du jeune seigneur de la Môle, un hobereau provençal de confession protestante qui se trouva bien malgré lui mêlée à une prétendue conspiration tramée contre la vie du Roi. On l'aurait retrouvé en possession d'une figurine de cire piquée d'aiguilles, fournie par l'astrologue Côme Ruggier. Il fut soumis à la question*, condamné à mort et décapité en place Saint-Jean de Grève à Paris.
Margot racheta sa tête au bourreau, la fit momifier et sertir de pierres précieuses. Elle traîna pendant des années cette sinistre dépouille avec elle, avant de finalement l'enterrer avec son coffret en fer près du « Sanctum Martyrium » de l'abbaye des femmes de Montmartre.
Cette tête pas plus que les pierres précieuses qui y étaient incrustés n'a à ce jour été retrouvée.
*question : La torture est l'imposition volontaire de sévices d'ordre physique ou psychologique qui vise à faire souffrir un individu. Lorsque la torture accompagne l'exécution d'une condamnation à mort il est plutôt question de supplice, qui rend la mort longue et douloureuse sous forme de châtiment.

A vous de chercher !

  

Année 1573 - France (Gers) : Lectoure
Les écus de Jean V d'Armagnac


En 1470, Jean V d'Armagnac entra en conflit direct avec Louis XI, qui obtint du parlement sa condamnation au motif de haute trahison.
Le 5 mars 1573, les troupes royales parviennent à s'emparer du proscrit, réfugié dans son château de Lectoure. Le sénéchal de Beaucaire tenta de lui faire dire où était son trésor de guerre, mais devant son mutisme, le tua de ses mains. La ville fut ensuite mise à sac.
Les écus de Jean V d'Armagnac ne furent jamais retrouvés et il est fort probable qu'ils reposent encore dans le château de Lectoure.

A vous de chercher !

  

Année 1535 - France (Seine-et-Marne) : Nantouillet
Les tonneaux d'or du chancelier du Prat

C'est parce qu'il espérait pouvoir acheter son élection en tant que pape que le chancelier Antoine du Prat avait accumulé dans un caveau secret de son château de Nantouillet quelques 400 000 écus cachés dans des tonneaux.
La révélation à François 1er de l'existence de cette fortune le rendit suspect et fut cause de sa disgrâce.
Il mourut en 1535. Aussitôt le roi investit son château, tous les biens du chancelier furent saisis mais son trésor resta introuvable.
Le château de Nantouillet repose sur un système complexe de souterrains où fort probablement... repose les tonneaux d'or.

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Année 1440 - France (Vendée) : Tiffauges
La fortune maudite de Gilles de Rais



Barbe-bleue

Gilles de Rais, Maréchal de France qui après avoir été le compagnon de chevauchée de Jeanne d'Arc s'adonna à l'alchimie et au satanisme. Accusé d'avoir violé et tué plus de 140 enfants et adolescents, il finira sur le bûcher en 1440.
Pour la petite histoire ce personnage très controversé ne cessa d'inspirer l'imaginaire populaire et l'on vit en lui le modèle de 'Barbe-bleue'.
Son trésor en liquidité serait toujours dissimulé dans l'une des cryptes secrètes de son château de Tiffauges.

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Année 1430 - France (Seine-et-Marne) : Lagny-sur-Marne
L'épée de Jeanne d'Arc

L'épée de Jeanne d'Arc, cette épée qui la suivit dans toutes ses campagnes, cette épée que Jeanne cassa en frappant de son plat des prostituées qui suivaient son armée et la déshonoraient est un objet hautement symbolique. Au cours de son procès, elle n'a jamais révélé où elle l'avait cachée. Cette arme devenue inutilisable Jeanne l'a fort probablement confiée au monastère de Notre-Dame-des-Ardents où la Pucelle séjourna en mars 1430.
L'église existe toujours et l'épée serait scellée derrière l'un des piliers où l'un des murs de la Chapelle ou Jeanne d'Arc priait.

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Année 1361 - France (Jura) : Vescles
Les secrets du château d'Oliferne


Le château d'Oliferne construit au 13e siècle par Jean de Châlon, fils d'Etienne III de Bourgogne, sur un piton rocheux culminant à 800 mètres d'altitude, constituait un belvédère incomparable. Considéré comme imprenable, il fut cependant conquis en 1361 par Thibaud de Chauffour qui rançonna Tristan de Chalon pour 1 000 florins.
Le château fut détruit au 16e siècle par les troupes d'Henri IV, mais des ruines subsistent encore aujourd'hui sous la forme de vestiges du donjon, des courtines et murs d'enceintes, ruines par ailleurs nimbées de légendes des plus enchanteresses aux plus lugubres.
Ainsi, une de ces légendes raconte qu'il fut habité par le seigneur d'Oliferne, homme fourbe et cruel constamment en guerre avec ses voisins dont il s'était fait d'implacables ennemis. Vainement, ces ennemis avaient tenté de s'emparer du château, mais leurs efforts venaient se briser au pied de cette forteresse. Un jour cependant, ils parvinrent à corrompre avec de l'or un des gardiens du pont levis et s'emparer du château. Le seigneur réussi à fuir par un souterrain, mais ses trois filles furent enfermées dans trois tonneaux garnis de pointes et précipitées du haut de la falaise. Elles roulèrent dans cette horrible prison jusqu'au fond de la valle et se perdirent dans la rivière d'Ain. Pour perpétuer le souvenir de ces événements, le peuple appela 'Les Trois Damettes' les trois collines d'inégale hauteur qui se trouve sur la rive gauche de l'Ain.
On dit qu'un trésor est enfoui près des vestiges ou noyé dans la dans la citerne à eau ou au fond du puits de la citadelle. Ce dépôt serait la fortune des Châlon, restée en place depuis la prise du château en 1361.

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Année 1356 - France (Seine-Maritime) : Jumièges
Les 4 trésors de l'abbaye de Jumièges


Une abbaye à l'histoire mouvementée... 4 trésors y seraient enfouis !!!

  • D'abord une statue en or représentant Saint Philibert (617 - 684), fondateur de l'abbaye de Jumièges et de Noirmoutier ; elle serait enterrée près de l'if du cloître encore debout de nos jours.

  • Le second trésor serait des pièces d'or provenant de la rançon que les Anglais avaient exigé contre la libération de Jean le Bon capturé à Poitiers en 1356. Apprenant la mort du Roi, les moines auraient enterré ce trésor dans les grottes 'des Trous-Fumeux' ou des 'Trous-de-Fer'.

  • Le troisième trésor sont les cloches de Jumièges enterrées par les moines durant la Révolution Française près de l'abbaye au lieu dit « Fosse-Piquet ».

  • Quant au quatrième trésor, on recherche toujours la cassette de bijoux d'Agnès Sorel (1422-1450) favorite de Charles VII. Craignant d'être assassinée, elle l'aurait murée quelque part dans le château du Mesnil-sous-Jumièges.

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Année 1314 - France (Gironde) : Villandraut
Les florins d'or du pape Clément V


L'analyse du testament du pape Clément V mort en 1314 mais écrit en 1312 révèle l'existence d'un magot de 600 000 florins d'or que l'on ne retrouve pas dans sa succession. Fort probablement détourné de la trésorerie des Etats Pontificaux, ce magot est certainement encore muré dans une pièce secrète du château de Villandraut bâti sur un ensemble de souterrains.

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Année 1307 - France (Rhône) : Charentay
Le trésor des templiers


La tradition orale veut qu'en 1307, sachant son arrestation imminente, Jacques de Molay, le dernier Grand Maître de l'Ordre du Temple aurait confié le trésor et les archives des Templiers à son neveu Ginchard de Beaujeu. Celui-ci aurait alors dissimulé le trésor dans une des salles de son château d'Arginy près de Charentay... La forteresse est à présent en ruine et le trésor n'a jamais été retrouvé.

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Année 1253 - France (Seine-et-Marne) : Dammarie-les-Lys
Le Coeur de Blanche de Castille



Abbaye royale de Dammarie-les-Lys

La construction de l'abbaye royale de Dammarie-les-Lys, fondée par Blanche de Castille et son fils Louis IX, fut érigée en seulement 3 années, de 1245 à 1248. Il faut croire qu'alors les tailleurs de pierre et bâtisseurs dominaient parfaitement toutes les techniques de l'art gothique car c'est une merveille qu'ils firent sortir de terre en si peu de temps. A sa mort en 1253, le coeur de Blanche de Castille fut remis à l'Abbaye royale. Dans son riche reliquaire, il allait rejoindre d'autres trésors et reliques. Philippe IV le Bel agrandira encore le trésor de Dammarie avec deux os d'un bras de Louis IX appelé communément Saint Louis, son cilice de crin qu'il portait toujours sur lui en signe de pénitence et la cassette ornée d'émaux de fleurdelisés dans laquelle le roi enfermait ses aumônes.
L'abbaye eut, du fait de sa richesse, à faire face à de nombreuses attaques. Ainsi en 1358, ce sont les soldats de Charles de Navarre qui tentèrent de la piller et en 1420, les Anglo-Bourguignons y pénétrèrent à leur tour. Et toujours le trésor et les reliques purent être soustraits à l'avidité des voleurs.
A la Révolution, les biens du clergé sont saisis et l'abbaye est mise en vente. Les religieuses sont chassées mais l'une d'entre elle soeur Saint-Pélagie parvint, on ne sait ni où ni comment, à cacher absolument tout le trésor de Dammarie. Depuis le cilice et la cassette de Saint Louis figurent dans les collections des musés nationaux. Ils ont été retrouvés tout comme la crosse de la mère abbesse. En revanche beaucoup de reliquaires dont celui contenant le coeur de Blanche de Castille n'a jamais été retrouvé.

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Année 1199 - France (Haute-Vienne) : Châlus
L'affaire du retable d'or


C'est la cupidité qui perdit Richard Coeur de Lion. En 1199, il vint mettre le siège devant la citadelle de Châlus, tenue par un des ses féaux, Adhémar de Limoges. Un important trésor antique, une sorte de retable en or massif pour certains historiens ou des statues romaines également en or massif pour d'autres, avaient été découverts dans les champs entourant la ville. En droit féodal, ce trésor devait revenir au suzerain de la terre, donc à Richard. Lors du siège, le roi d'Angleterre fut mortellement frappé par un carreau d'arbalète tiré des remparts. Entre-temps, le trésor fut à nouveau caché et les soldats de la garnison de Châlus furent tous pendus pour avoir organisé la soustraction du trésor.
En 1963, un paysan des environs de Châlus découvrit, en labourant son champ, des monnaies antiques, fort probablement les économies de quelques riches propriétaires Gallo-Romain. Cette trouvaille ne fit que relancer l'affaire du trésor de Châlus. Les historiens pensent que le retable serait toujours caché là où Adhémar de Limoges le fit murer pour le protéger des assauts des Anglais, quelque part dans les ruines du vieux château de Châlus. Ou alors peut-être que le retable serait enfoui au lieu-dit Loriot là, où quelques monnaies antiques ont été découvertes et sont encore à découvrir.

A vous de chercher !

  

Année 597 - France (Seine-Maritime) : Forêt de Brotonne
Le caveau de la Reine Frédégonde


C'est Grégoire de Tour, historien de son état qui révèle que la reine mérovingienne Frédégonde (545-597) avait fait aménager une crypte secrète en forêt de Brotonne non loin de son palais aujourd'hui disparu, crypte dans laquelle elle entassait tous ses trésors.
Cette cachette n'a jamais été retrouvé bien que l'on sache approximativement où se situait son palais.

A vous de chercher !

  

Année 507 - France (Aude) : Capendu
La tombe d'Alaric II


En 507, le roi Wisigoth Alaric II fut tué par Clovis lors de la bataille de Vouillé. Ses soldats amenèrent la dépouille dans le Razès près de Capendu dans l'Aude. Les funérailles furent organisées dans une crypte secrète située sous le mont Alaric. Bien des trésors furent déposés dans la sépulture du Roi...

A vous de chercher !

  

V siècle après J.C. - France (Jura) : Saint-Claude
La manne de Saint Lupicin


Grégoire de Tours (538-594), historien de son état raconte que, Lupicin avait découvert un trésor dans une des nombreuses grottes du flanc nord de la montagne dominant Saint-Claude dans le Jura. Il y allait puiser régulièrement or et argent pour subvenir aux besoins de sa communauté monastique. Lupicin s'y rendait toujours seul affirmant que le doigt de Dieu lui avait dévoilé l'existence de cette cachette !

A vous de chercher !

  

Année 453 - Hongrie : Csépa
Les trésors d'Attila


Après avoir ravagé la Gaule et l'Italie, Attila le roi des Huns trouva la mort accidentellement en 453. Son armée campait alors près de Csépa, une ville située dans l'actuelle Hongrie.
Enfouie sous un tertre, la dépouille fut déposée dans un cercueil d'or et entouré d'objet précieux : les couronnes des rois vaincus, les trésors des palais et des cathédrales pillés par les Huns, les bâtons de jade arrachés au souverains asiatiques et les épées des chefs germains défaits.
D'après les historiens, le tumulus se trouverait quelque part entre Scépa et Csongràd.

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La petite sorcière de Pilot's Knob - le 12.09.2020 » 09:18 par Chantal_Belgique

Nous sommes à Pilot's Knob, près de la ville de Marion, dans le Kentucky (USA). Tout débute en 1916, alors qu'une femme de la région, Mary Rebecca Ford, est suspectée de pratiquer la sorcellerie. Les gens de l'endroit racontent qu'elle a fait une alliance avec des forces démoniaques et qu'elle y a entraîné sa fille de 5 ans, la jeune Mary Evelyn Ford. Il n'en fallait pas plus pour qu'un soir, une petite foule de justiciers, s'improvisant juges et bourreaux, s'attaquèrent à la fillette et sa maman. Ils les tirèrent hors de la maison et les brûlèrent vives sur un bûcher, parce que telle était la méthode pour se débarrasser des sorcières.

L'histoire ne dit pas ce qui arriva au corps de la mère, mais la dépouille de la petite fille fût amené jusqu'au cimetière de Pilot's Knob, où elle fut placée dans une tombe équipée d'armature d'acier. En effet, les gens de la région pensant que la fillette pourrait venir se venger, posèrent de lourdes roches sur sa tombe et remplirent le reste du trou avec de la pierre concassée. Une clôture blanche, dont les barreaux en forme de croix blanche, fut placée tout autour de sa pierre tombale.
Selon la légende, Mar Evelyn Ford serait toujours à la recherche de sa mère, mais étant prise au piège dans cette sépulture, elle ne pourrait jamais connaître la paix. Elle chercherait donc à aspirer l'énergie des gens venant la visiter dans le but de devenir plus forte et de pouvoir s'échapper de sa prison.



Dès lors, les histoires sur cet endroit n'ont cessé de proliférer. Plusieurs racontent avoir vu des traces de pas dans la fine pierre qui repose à la surface de la tombe. D'autres prétendent s'être sentis aspirés ou agrippés alors qu'ils s'étaient approchés trop près de la clôture. Certaines personnes affirment même avoir eu besoin de réclamer de l'aide pour se libérer de l'emprise de la jeune sorcière.

Si les gens de l'endroit savent bien qu'il ne faut pas s'approcher de cette sépulture, c'est un autre esprit maléfique qui retient également l'attention. Cet esprit qu'on nomme « The Watcher », veillerait sur ce lieu et la tombe de la jeune sorcière. C'est le fantôme d'un homme qui fut assassiné dans la région et qui souhaiterait maintenant s'emparer de l'esprit de la fillette. Il serait, lui aussi, incapable de traverser la clôture et ses symboles bénis afin de s'emparer de l'âme de l'enfant, mais il impose lourdement sa présence aux gens qui visitent le cimetière. Des pas lourds, bien audibles et une température glaciale suivent de près les visiteurs qui s'aventurent sur ce terrain. Les histoires à son sujet ne manquent pas, il ferait notamment fuir les curieux qui osent déranger ce lieu paisible.

Le cimetière de Pilot's Knob est un endroit calme. Il n'y traîne aucune bouteille de bière et on n'y trouve pas même un graffiti. Les gens de l'endroit disent qu'il vaut mieux éviter ce lieu et dans bien des cas, ils refuseront de donner aux touristes les indications pour s'y rendre…
Mais de toute façon, qui voudrait aller visiter un tel endroit ?

Cependant, bien que la légende de « la petite sorcière de Pilot's Knob » soit très populaire, l'histoire manque cruellement de vérité. Selon l'acte de décès de la petite fille Mary Evelyn Ford, elle ne serait pas décédée des suites de brûlures sur le bûcher mais bien d'une péritonite le 31 mai 1916. De plus, sa mère, Mary Rebecca Ford, vivait toujours après la mort de sa fille et est réellement enterrée dans le même cimetière. Elle meurt en 1955, à l'âge de 85 ans, après avoir survécu à son mari et à au moins deux de ses enfants. Ni l'une ni l'autre n'aurait été accusée de sorcellerie et brûlée sur le bûcher.


Que faut-il en penser... à vous de juger !