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Texte à méditer :   Je serai toujours là.   E.T.

Les 3 dernières histoires

The poison garden - le 12.05.2021 » 10:42 par   Chantal_Belgique

Laurier hautement toxique, fleurs de belladone et de cigüe, arbrisseaux de ricin commun, brugmansia...
Ici, pousse des plantes dangereuses, voire mortelles. C'est « Le Jardin des Poisons ».



Verrouillé derrière des portes en acier dans le Northumberland, en Angleterre, le Jardin des Poisons du château d'Alnwick fait pousser environ 100 plantes toute vénéneuses.
Cette idée, on la doit à Jane Percy qui, en 1995, est devenue duchesse de Northumberland, un comté du nord-est de l'Angleterre, son époux ayant hérité du château d'Alnwick, siège traditionnel du duc de Northumberland. En s'installant au château, la duchesse se mit en tête de rénover le jardin du château. Bien qu'il ait été un espace majestueux et grand dans son passé, le jardin est tombé en ruine au cours du 20ème siècle. Il avait été retourné pour la culture dans le cadre de la campagne « Dig for Victory* » pendant la seconde guerre mondiale, et a par la suite souffert de l'austérité d'après-guerre, se fermant comme jardin public en 1950.
Dig for Victory* : La campagne «Dig for Victory» a été mise en place pendant la Seconde Guerre mondiale par le ministère britannique de l'Agriculture. Les hommes et les femmes de tout le pays ont été encouragés à cultiver leur propre nourriture en période de rationnement difficile. Partout, les espaces ouverts ont été transformés en lotissements, des jardins domestiques aux parcs publics, même les pelouses à l'extérieur de la Tour de Londres ont été transformées en potagers. « Dig for Victory » visait à la fois à s'assurer que les gens avaient assez à manger et à maintenir le moral au plus haut.


C'est ainsi que, dès 1996, la duchesse Jane Percy recrute un architecte paysagiste belge, Jacques Wirtz, qui a déjà travaillé aux Tuileries et dans les jardins de l'Elysée et tous deux vont réinventer le jardin d'Alnwick.
Comme la duchesse de Northumberland déteste le conformisme et ne veut pas faire quelque chose de convenu, à l'image des autres jardins de la campagne anglaise, elle songe à ajouter aux jardins traditionnels un espace différent et inhabituel. Au début, elle pense créer un jardin d'apothicaire, mais lors d'un voyage en Italie, une nouvelle idée germe dans son esprit. C'est lors de la visite du fameux « jardin des poisons des Médicis » que Jane Percy songe à concevoir un jardin de plantes tueuses. Cette idée se confirme lorsqu'elle visite ensuite le site archéologique du plus grand hôpital de l'Écosse médiévale, où elle découvre les éponges soporifiques imbibées de jusquiame, d'opium et de pruche servant à anesthésier les amputés pendant les opérations au 15ème siècle.




La duchesse entreprend donc de recueillir des plantes vénéneuses de toutes origines et elle en sélectionne une bonne centaine avec un seul critère : ces plantes doivent raconter une histoire. Pour la duchesse, cela veut dire que des plantes tueuses exotiques comme le brugmansia d'Amérique du Sud se mêleraient à des poisons plus communs comme les haies de laurier rose. Car, ce qu'ignore souvent le public, c'est que les plantes toxiques sont courantes. La haie de laurier rose, très présente dans les jardins, est ainsi très toxique.
Lancé en 2004, Le Jardin des Poisons est devenu l'attraction d'Alnwick Garden. L'espace dangereux est bien délimité, au milieu de cette oasis verte innocente, par un panneau au message sans ambiguité indiquant ce qui se cache à l'intérieur : « These plants can kill » « Ces plantes peuvent tuer ».



Après cette dramatisation de l'entrée, les visiteurs, obligatoirement en groupe accompagné d'un guide peuvent, 15 minutes durant, découvrir et admirer une centaine d'espèces végétales aussi esthétiques que dangereuses pour la santé. Les plantes aux effets narcotiques voire toxiques pour les humains sont cultivées dans un décor savamment orchestré. Les espèces les plus dangereuses sont placées en cages. Le parcours est, comme dans les autres parties du jardin, animé par des oeuvres d'art et des installations formant des bosquets. A la fin de la visite, un petit livret de prévention est remis aux visiteurs.
Il est bon de savoir que le site est filmé jour et nuit pour éviter tout vol de ces plantes dangereuses.

  

Que faut-il en penser... à vous de juger !


L'affaire Elisa Lam - le 10.04.2021 » 18:51 par   Chantal_Belgique

L'affaire Elisa Lam désigne la mort dans des circonstances non encore élucidées d'une Canadienne d'origine hongkongaise dans un hôtel de Los Angeles. L'étrangeté de ce décès ainsi que le passé de l'hôtel ont contribué à la médiatisation de l'affaire aux États-Unis, au Canada et dans le monde asiatique.




L'affaire
Janvier 2013. Elisa Lam, Canadienne de 21 ans est étudiante à l'université de la Colombie-Britannique à Vancouver. S'étant octroyée une pause dans ses études, elle voyageait seule en Californie aux États-Unis. Elisa maintenait un contact quotidien avec ses parents restés en Colombie Britannique. De plus elle publiait un grand nombre de photos de son périple sur les réseaux sociaux. Cependant le 31 janvier 2013, jour où elle était censée quitter son hôtel le Cecil Hotel de Los Angeles pour Santa Cruz, ces parents n'eurent plus de nouvelles d'elle. Ils contactèrent la police de Los Angeles.
Le 19 février, des clients s'étant plaints de la faible pression de l'eau et de l'aspect inhabituel de celle-ci, le service de maintenance monta sur le toit de l'hôtel inspecter un réservoir et y découvrit le corps nu d'Elisa avec la majorité de ses vêtements et effets personnels.


Cecil Hotel



Le Cecil Hotel a été construit par William Banks Hanner en 1924, avec l'idée de créer un écrin art déco qui accueillerait touristes et hommes d'affaires. 100 millions de dollars sont investis dans cet hôtel de 700 chambres, tout en vitraux et marbre. Mais voilà, Cecil Hotel fut frappé de plein fouet par la Grande Dépression des années 1930 et ne retrouva jamais sa clientèle. Il devint un hôtel à petit budget pour les voyageurs de commerce puis abrita par la suite une population de plus en plus défavorisée.
L'hôtel est connu pour avoir un passé particulièrement sulfureux. En effet, plusieurs des meurtres les plus notables de Los Angeles sont survenus à l'hôtel ou ont un rapport avec lui. Ainsi, on estime qu'il fut le dernier arrêt d'Elizabeth Short, jeune femme américaine en quête de célébrité, victime de l'affaire non résolue la plus connue de la ville, celle du « Dahlia noir » en 1947. Autre crime non résolu, en 1964, Goldie Osgood, la « femme au pigeon de Pershing Square », fut violée et assassinée dans une chambre de l'hôtel. Il fut aussi la résidence des tueurs en séries. Ainsi dans les années 1980, le serial killer Richard Ramirez y séjourne pendant plusieurs semaines, au summum de sa folie meurtrière. Avec 13 assassinats à son actif, il a fait régner la terreur à Los Angeles de 1984 à 1985, pénétrant en pleine nuit dans le domicile de ses victimes, pour les violer ou les tuer. Dans les années 90, c'est l'Autrichien Jack Unterweger qui y réside, officiellement pour écrire un livre, officieusement pour s'attaquer aux prostituées du coin.
Après avoir fait l'objet de rénovation en 2011, bénéficié d'un nouveau nom « Stay On Main Hotel » pour une partie de l'établissement, le lieu continue tout de même d'être rattrapé par sa malédiction. En 2013, le corps d'Elisa Lam est découvert sur le toit de l'établissement, dans l'un des réservoirs d'eau.


La disparue
Soignée pour trouble bipolaire – un trouble mentale provoquant de violentes variations d'humeur – et dépressive, Elisa était en souffrance et craignait que sa maladie ne l'emporte sur ses études. Elle l'avait d'ailleurs mentionnée dans son blog en publia entre autre, en janvier 2012, un article intitulé « Tu es toujours hanté par l'idée que tu gâches ta vie » d'après une citation de l'écrivain Chuck Palahniuk.
Suite à une énième rechute qui l'avait une fois de plus obligée à manquer de nombreuses heures de cours universitaires, elle décida de s'octroyer une pause et de voyager dans le sud de la Californie. Sur Tumblr* elle explique qu'elle a prévu de s'arrêter à San Diego, Los Angeles, Santa Cruz, San Fransisco, et peut-être San Luis Obispo si le temps lui permettra.
Nous sommes en janvier 2013. Elisa voyage seule et prend le train ainsi que des bus inter-city pour se rendre à destination. Elle publie des photos des endroits où elle s'arrête, dont des images en provenance du zoo de San Diego. Arrivée à Los Angeles, le 26 janvier 2013 elle loue une chambre au « Cecil Hotel » tout près du centre-ville. Elle maintient un contact quotidien avec ses parents restés en Colombie Britannique, mais le 31 janvier 2013, jour où elle était censée quitter le Cecil Hotel pour Santa Cruz, ils n'eurent plus de nouvelles d'elle. Ils contactèrent la police de Los Angeles
Les employés de l'hôtel qui l'avaient vue ce jour-là affirmèrent qu'elle était seule. En dehors de l'hôtel, la gérante d'une librairie voisine, est l'unique personne à se souvenir d'avoir vu Elisa ce jour-là en quête de cadeaux. La police fouilla l'hôtel à la limite de ce que la loi leur permettait de faire. Elle utilisa également des chiens pisteurs capables de déceler l'odeur d'Elisa... sans succès. La disparition ne fut pas jugée alarmante car de tels faits sont courants dans une ville de la taille de Los Angeles.
Néanmoins, le 6 février 2013, la police alerta les médias...

*tumblr : Tumblr est une plate-forme de « reblogage » (rebloguer > modifier) créée en 2007 et permettant à l'utilisateur de poster du texte, des images, des vidéos, des liens et des sons sur son tumblelog. Elle s'appuie principalement sur le reblogage. Son slogan est : Venez pour voir ce que vous aimez. Restez pour ce que vous découvrirez.


La vidéo



Après des semaines de recherche d'indices en vain, le 13 février 2013 les autorités diffuse une vidéo d'Elisa Lam entrant et sortant de l'ascenseur de l'hôtel dans l'espoir qu'elle conduirait à des réponses.
On y voit Elisa Lam entrer dans l'ascenseur du Cecil Hotel. L'heure est imprécise, car le minuteur qui figure sur la partie inférieure de la vidéo est illisible. La Canadienne appuie sur un bouton avant de s'immobiliser mais la cabine ne bouge pas. Puis, elle se blottit contre la paroi de l'ascenseur de façon à ne pas être repérée depuis le couloir. Elle passe pourtant une tête dans le corridor peu après, en regardant furtivement à gauche et à droite. La voyageuse se sent à l'évidence traquée. Elle finit par regagner la sécurité de l'ascenseur où elle appuie cette fois-ci frénétiquement sur les différents boutons mais à nouveau rien ne se passe. Elle sort une nouvelle fois et la scène prend une tonalité presque irréelle. Elisa Lam se plie, joue curieusement des bras, retourne ses mains, semble parler et se courber devant un interlocuteur invisible. Encore quelques instants et elle quitte le champ de la caméra de surveillance en prenant le couloir à gauche. L'ascenseur se manifeste alors, ses portes s'ouvrant et se fermant plusieurs fois sur cette énigme.


La médiatisation
Après sa publication sur internet le 14 février 2013, la dernière vidéo d'Elisa Lam devient virale, intriguant certains internautes qui cherchent alors à résoudre l'énigme de ses derniers instants. Son comportement étrange est ainsi sujet à de nombreuses interprétations, allant des troubles bipolaires dont elle aurait souffert à l'implication de phénomènes paranormaux.

L'affaire a d'ailleurs inspiré un grand nombre de cinéastes et de chanteurs. Ainsi, dans le courant du mois de mai 2013, soit quelques mois après les faits, un épisode de la série Castle intitulé « Jeu de dupes » en est inspiré. Il relate l'histoire d'une jeune étudiante retrouvée morte dans un réservoir d'eau sur le toit d'un hôtel lugubre le Cedric Hotel. Moins d'un an après, « Hungry Ghost Ritual », un film d'horreur hongkongais, incluait une scène apparemment inspirée par la vidéo de l'ascenseur.
En 2014, le groupe de pop rock canadien The Zolas a rendu hommage à Elisa Lam dans la vidéo musicale de leur chanson « Knot in My Heart ». En 2017, le chanteur américain Mark Kozelek nie la mort d'Elisa Lam et même sa présence au Cecil dans « Stranger Than Paradise ».
Plus récemment, fin 2020, les images de l'ascenseur ont refait surface sur TikTok. « Une mort qui me laisse perplexe », peut-on lire en légende sous la vidéo. La vidéo montre les images originales de l'ascenseur mais n'offre aucune nouvelle preuve. Par contre elle a été partagée des milliers de fois.
Et pour sa part en février 2021, la nouvelle anthologie Netflix de la série Scène de Crime « La disparue du Cecil Hotel » se penche sur la terrible histoire qui se cache derrière la vidéo, destinée à aider à retrouver une personne disparue. La série documentaire ne laisse rien au hasard, examinant même les théories les plus farfelues pour aider à atténuer la célèbre et macabre réputation de l'affaire. En fin de compte, la série arrive à une conclusion bien plus rationnelle qui sera probablement encore contestée par certains.

Elisa Lam est morte, mais, 8 ans plus tard, Internet tente de maintenir son dossier en vie. C'est peut-être le rare point positif de cette vidéo qui est devenu virale. Il y a encore beaucoup de gens qui croient que Lam mérite la justice. Ce que la série documentaire Netflix prouve, c'est que le cas d'Elisa Lam doit être résolu.

  

Internet a contribué à éveiller l'intérêt, puis l'obsession, pour l'affaire Elisa Lam
Que faut-il en penser... à vous de juger !


Han van Meegeren, peintre et faussaire - le 27.03.2021 » 10:09 par Chantal_Belgique

Han van Meegeren serait l'un des faussaires en art les plus adroits du 20ème siècle. Sa vie est liée à la renommée de Johannes Vermeer (1632-1675), peintre baroque très prisé des grands collectionneurs à partir de la fin du 19ème siècle.




Ses débuts en tant que peintre
Né en 1889 aux Pays-Bas, Han Van Meegeren développera très vite une âme d'artiste. Cette passion, pour laquelle il possède des qualités notables, n'est cependant pas partagée par son père, qui l'obligera à suivre des cours d'architecture dans une école réputée de Delft. Han se lassera très vite de cette étude imposée.
Il commença alors une carrière de peintre en pratiquant l'art moderne. Il en fut vite ennuyé et se sentit attiré par les couleurs et les perspectives décadentes de certaines peintures du siècle d'or néerlandais*. La qualité de son coup de pinceau lui permettait, en effet, de percer et d'envisager une carrière honorable. Mais voilà, son talent ne fut pas bien reçu par la critique, qui jugera ses peintures recyclées et déjà-vu.
Han Van Meegeren ne le supporta pas. Convaincu d'être un génie incompris, il entendit bien le faire savoir.

siècle d'or néerlandais : Le Siècle d'or néerlandais désigne la période comprise entre 1579 et 1702 qui vit la république des Provinces-Unies se hisser au rang de première puissance commerciale au monde. C'est alors que de nombreux écrivains, artistes et érudits s’établirent là-bas et contribuèrent au développement culturel et artistique de ce pays. C’est dans ce contexte que les plus grands peintres des Pays-Bas produisirent.


De peintre incompris à faussaire
Par vengeance envers ces critiques qui le traitent d'imitateur, van Meegeren décide de se faire faussaire. Pendant 6 ans, il assimile les techniques, les styles et les couleurs de peintres connus, se plongeant même dans leur biographie pour connaître les outils et recettes des peintures utilisées dans la confection des plus grands chefs-d'oeuvre.
Parmi les premiers faux de van Meegeren, on en compte des peintres Frans Hals, Pieter de Hooch et Gerard ter Borch, trois artistes de l'Âge d'or de la peinture néerlandaise, période, come on le sait, qu'il affectionne particulièrement.
En réussissant les faux les plus parfaits que le monde ait connus, notre héros se venge doublement : il se venge de son père, qui, dans sa jeunesse, lui a mis des bâtons dans les roues pour lui ôter l'envie de peindre ; mais il se venge aussi des critiques d'art qui ont refusé de le considérer comme un grand peintre.


Fascination pour les oeuvres de Johannes Vermeer
Fasciné par les oeuvres de Johannes Vermeer, peintre du 17ème siècle dont on ne connaît à l'époque qu'une vingtaine de tableaux profanes, Hans Van Meegeren décide alors qu'il va « inventer » la peinture religieuse que le grand maître aurait pu faire de son vivant. Il ne va pas « copier » du Vermeer, mais créer « du Vermeer ».
Durant plusieurs années, il peaufine sa technique pour imiter Johannes Vermeer à la perfection: choix de la toile et des pigments, usure du temps, craquelures de la peinture, et même poussière dans les interstices… Hans Van Meegeren n'a qu'un objectif en tête à ce moment-là... prouver au monde entier le caractère ignare des critiques d'art, et étaler son propre génie.
Van Meegeren va donc faire des faux. Pas de vulgaires copies d'oeuvres existantes mais des toiles originales censées avoir été peintes par Vermeer et jusqu'ici demeurées secrètes. Parmi ses premiers faux, inspirés de Johannes Vermeer, Han produit Femme lisant de la musique (1934), et Femme jouant de la musique (1935-36). Le faux le plus célèbre de van Meegeren, Les Disciples d'Emmaüs (1936-37), trompe tous les experts d'art de l'époque, dont Abraham Bredius, célèbre connaisseur de Vermeer. En une dizaine d'années, le virtuose de la copie va réaliser treize faux, dont sept Vermeer.



Les Disciples d'Emmaüs


Faussaire durant la Seconde Guerre Mondiale
Durant la Seconde Guerre mondiale, la carrière de van Meegeren connaît son apogée : ses oeuvres sont exposées dans les plus grands musées d'Europe. La vente de ses faux fut facilitée par l'occupation allemande aux Pays-Bas. De riches Néerlandais, voulant empêcher que les œuvres d'art de leur pays tombassent aux mains d'Adolf Hitler et de membres du parti nazi, se ruaient avidement sur les imitations. Un faux « Vermeer », oeuvre de Han van Meegeren, Le Christ et la parabole de la femme adultère (1941-42), se retrouva en possession d'Hermann Göring, homme politique et figure militaire importante de l'armée allemande.



Le Christ et la parabole de la femme adultère


Son arrestation et son procès
A la Libération, les Alliés découvrent un de ses fameux Vermeer dans la collection du dirigeant nazi Hermann Göring. L'enquête permet de relier Van Meegeren à ce tableau sulfureux. Han Van Meegeren est arrêté et emprisonné par les autorités néerlandaises, pour avoir collaboré avec les occupants allemands et vendu d'authentiques oeuvres d'art néerlandaises à l'ennemi. Devant ces accusations, van Meegeren préfère se déclarer comme faussaire, et produit devant la cour le dernier de ses faux Vermeer, Le Christ au temple (1945).
À la suite d'une enquête détaillée, menée par des experts internationaux commissionnés par la cour régionale de justice d'Amsterdam, il fut confirmé que la peinture de Göring ne pouvait pas dater de l'Âge d'or néerlandais et qu'elle était en réalité un faux. Han van Meegeren ne fut plus voué aux gémonies comme collaborateur, mais célébré par le public néerlandais comme un escroc subtil, dont les faux avaient réussi à duper à la fois les experts et le très détesté Hermann Göring. La cour régionale de justice d'Amsterdam n'en condamna pas moins Han van Meegeren pour faux et tromperie, mais se contenta de la peine minimale, un an de prison. Van Meegeren ne l'accomplit d'ailleurs jamais puisque le 26 novembre 1947, dernier jour pour faire appel de la décision de justice, il fut victime d'une crise cardiaque et envoyé dans un hôpital d'Amsterdam, où il mourut le 30 décembre 1947.

  

De faussaire à peintre de talent...
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