Texte à méditer :   Les gens sans imagination ont besoin que les autres mènent une vie régulière.   Joseph Joubert

Les 3 dernières histoires

Ed Gein, tueur en série et voleurs de cadavres - le 10.05.2022 » 14:51 par Chantal_Belgique



Edward Theodore Gein dit Ed Gein, est un tueur en série et un voleur de cadavres. Lugubre, abominable, mais non moins fascinant, son histoire a inspiré de très nombreux réalisateurs de cinéma à l'image d'Alfred Hitchcock pour Psychose(1967) ou Tobe Hooper pour Massacre à la tronçonneuse (1974) ou encore Jonathan Demme pour Le Silence des agneaux (1991).


Sa jeunesse
Né à La Crosse dans le Wisconsin en 1906, Ed Gein grandit à Plainfield aux côtés de son frère ainée Henry, de son père alcoolique et de sa mère, Augusta Wilhelmine une luthérienne fanatique qui répète que les femmes sont toutes les « récipients du péché » et des créatures immorales. Elle s'ingénie donc alors à décourager tout désir sexuel chez ses fils, de peur que ceux-ci aillent en enfer. Femme dure et dominatrice, Augusta ne trouve aucune difficulté à imposer ses croyances par la force, tant à ses fils qu'à son mari qui n'a pas son mot à dire dans l'éducation des garçons. En réalité, Augusta méprise profondément son époux, allant jusqu'à prier chaque jour pour que celui-ci meure. Mais elle méprise tout autant ses fils, persuadée qu'ils vont devenir des ratés tout comme leur père.
De nature efféminée, les camarades de classe de Ed Gein se moquent pertinemment de lui. On ne lui connait pas d'ami, il est plutôt timide et renfermé sur lui-même. A 13 ans, il quitte finalement l'école et finit par ne plus fréquenter que les membres de sa famille. En 1940, son père meurt d'une crise cardiaque. Et son frère Henry décède dans un incendie 4 ans plus tard, un accident qui n'a jamais pu être imputé à Ed Gein même si des doutes persistaient.
En fait, la seule personne à laquelle Ed Gein s'est attaché était sa mère, Ed Gein lui vouant même un véritable culte.


Tueur en série et voleur de cadavres
Le 29 décembre 1945, alors qu'il a 39 ans, le décès de sa mère constitue pour lui une véritable tragédie. Pire encore ! Il refuse d'admettre sa mort. Dévasté, livré à lui-même, il prie pour son retour, préserve les pièces qu'elle fréquentait comme les pièces d'un musée et finit par laisser libre cours à ses délires... Il va ainsi déterrer des cadavres et leur ôter la peau pour se faire un « habit humain » de femme comme pour en devenir une à son tour. Ed Gein va jusqu'à se fabriquer une veste mammaire avec un torse de femme, des sortes de jambières avec la peau tannée des jambes d'une femme et il va également récupérer des organes génitaux féminins.

Le 16 novembre 1957, Bernice Worden, propriétaire d'un magasin à Plainfield dans le Winconsin, est signalée disparue. La police décide de se rendre dans la ferme qu'occupe Ed Gein, car il est le tout dernier client à avoir fréquenté le magasin. A l'époque, ce dernier est considéré comme un vieux garçon solitaire, un peu bizarre mais très serviable, qui effectue tout un tas de petits travaux dans la ville.
Et, ils y découvrent un endroit sinistre, proche du dépotoir, sans électricité et pratiquement abandonné. A l'intérieur, une vision d'horreur... Le corps de Bernice Worden, pendu par les pieds à une poutre, a été décapité, éventré et vidé de ses entrailles. Il retrouve également la tête de Mary Hogan dans un sac en papier, propriétaire d'une taverne de Pine Grove dans le comté voisin, disparue 3 ans plus tôt et que Ed Gein fréquentait. Il font aussi d'autres découvertes tels des rideaux, des abat-jours, des draps et des gants conçus en peau humaine, des bols confectionnés dans des crânes humains ainsi que des cadavres et certains morceaux humains dans des bocaux notamment.
Arrêté le jour même, celui que l'on surnomme désormais « le boucher de Plainfield » est accusé d'avoir assassiné deux femmes, et mutilé plusieurs cadavres qu'il a déterrés. En fait, il a beaucoup plus de victimes à son actif car on retrouve chez lui des visages et ossements provenant de 15 corps attribués aux violations de sépultures dont il avoue s'être rendu coupable.


Son procès
Le 22 novembre 1957 s'ouvre son procès. Plaidant la folie Gein est déclaré aliéné. Cependant les experts psychiatres, pour calmer les esprits, estiment qu'un procès est envisageable dans quelques années, selon son évolution psychiatrique.
11 ans plus tard, en novembre 1968, la justice décide finalement que Gein est sain d'esprit et peut être jugé. Les preuves étant nombreuses, il ne faut qu'une semaine pour boucler le procès et obtenir un verdict. Gein est déclaré coupable des meurtres avec préméditation. Cependant, lors d'un 3ème procès, Ed Gein est déclaré non coupable car mentalement irresponsable, et finalement il ne sera jamais jugé pour ses crimes.


Son après procès
Il est interné dans un hôpital psychiatrique pour les psychotiques criminels, l'hôpital central d'État situé au sein de la Dodge Correctional Institution (une prison de haute sécurité) de Wauppun dans le Wisconsin, où on lui diagnostiquera une schizophrénie.
En 1978, Ed Gein est transféré au service de gériatrie du Mendota Mental Health Institute, un hôpital psychiatrique de Madison dans le Wisconsin. Il y décède en 1984, des suites d'une insuffisance respiratoire et d'un cancer de l'intestin à l'âge de 77 ans.




Ed Gein est inhumé au cimetière de Plainfield aux côtés de ses parents et de son frère Henry. Mais à la suite de nombreux actes de vandalisme, la pierre tombale sera transférée en juin 2001 dans un musée dans le comté de Waushara.

  


Que faut-il en penser... à vous de juger !


La chaise de Thomas Busby - le 07.04.2022 » 10:08 par Chantal_Belgique




Nous sommes en 1702 dans la petite ville de Thirsk, dans le Yorkshire du nord en Angleterre. L'histoire raconte qu'un soir, alors qu'il avait bu, Thomas Busby rentrant dans l'auberge que tenait sa femme, trouva son beau-père assis sur sa chaise préférée. Une terrible colère le submergea et les deux hommes se disputèrent violement.
Face à la menace de son beau-père de reprendre sa fille Elizabeth pour la ramener chez lui, dans un accès de furie, il se rua sur lui et lui défonça le crâne à coups de marteau.

Devant les assises, Thomas Busby est condamné à la peine de mort par pendaison. Avant de mourir, comme ultime faveur, il demande à boire une dernière bière dans son auberge. Pour déguster son breuvage, il s'assoit sur sa chaise, celle-là même sur laquelle son beau-père avait commis l'erreur de s'y installer. Puis, pris d'une colère, il pointa la chaise du doigt en criant : Qu'une mort subite foudroie quiconque osera s'asseoir sur ma chaise !

Ainsi, durant plusieurs décennies, de peur que la malédiction ne se réalise, personne n'oser s'asseoir dans la dite chaise toujours en place dans l'auberge qui porte le nom de Busby Stoop Inn jusqu'en...


Il faudra attendre la visite d'un ramoneur, en 1894, venu boire un verre. Voyant la chaise libre, le ramoneur s'assoit sans hésitation devant l'assistance médusée et terrifiée. Malgré les avertissements, il déclare s'y sentir parfaitement bien. Il sera retrouvé le lendemain matin pendu à un portail, non loin du lieu où a été pendu Thomas Busby. L'enquête conclut à un suicide...
Le temps passe, les gens oublient peu à peu cette histoire mais la chaise refait surface durant la Seconde Guerre Mondiale. En face de l'auberge, se trouve un aérodrome qui sert de base à quatre escadrons de la Royal Canadian Air Force. C'est ainsi que de jeunes aviateurs, qui ont l'habitude de prendre un verre à la taverne, s'amuseront à relever le défi. Hélas, tous ceux qui participèrent à ce jeu macabre ne rentreront chez eux.
En 1967, deux pilotes de la Royal Air Force décident à leur tour de tenter le sort. Un peu plus tard, leur voiture heurtera un arbre et les deux hommes y perdront la vie.

Un an après, en 1968, Tony Earnshaw, un homme pragmatique qui n'était pas du genre à se laisser impressionner par toutes ces fadaises, rachète la vieille auberge. Mais voilà, plusieurs incidents vont l'obliger à revoir rapidement son jugement.
Un jour de 1970, un homme, ne voyant là que de vieilles superstitions, décide de s'asseoir sur la chaise maudite et meurt d'une crise cardiaque au cours de la nuit suivante.
Peu de temps après, un jeune ouvrier d'un groupe de couvreurs qui s'étaient arrêtés à l'auberge à l'heure du déjeuner, choisit de s'asseoir dans « Le Fauteuil de la Mort ». Mais l'après-midi même, le maléfice de Busby frappe à nouveau, le jeune couvreur passe au travers un toit et s'écrase sur le béton.
À une autre occasion, alors qu'elle passait la serpillière, une femme de ménage glisse et tombe malencontreusement sur la chaise : elle décédera peu de temps après d'une tumeur au cerveau. Après sa mort, par précaution, Tony Earnshaw, le propriétaire de l'auberge, décide finalement de mettre la chaise à la cave pour plus de sûreté.
En 1978, le livreur d'une brasserie, venu ravitailler l'auberge, descend à la cave pour y entreposer la marchandise et, malgré les avertissements du tenancier, s'assoit dans le fauteuil pour s'y reposer un instant. Quelques heures plus tard, son véhicule quittera la route et le jeune livreur sera tué sur le coup.
C'en est trop pour Tony Earnshaw ! Ne voulant plus prendre de risque, il décide d'offrir la chaise maudite au musée de la ville de Thirsk.


Et depuis ce jour, la chaise maudite de Thomas Busby est désormais accrochée au mur du musée de la ville à 2 mètres de hauteur, attendant le jour où un imprudent s'aventurera à la décrocher pour pourquoi pas s'asseoir dessus !

  

Que faut-il en penser... à vous de juger !


Trésors enfouis à découvrir - le 13.03.2022 » 08:33 par Chantal_Belgique


Année 1792 - France (Loir-et-Cher) : Blois
La statue équestre de Louis XII



Statue équestre de Louis XII surmontant la porte d'entrée du château de Blois.
L'ouvrage original, détruit pendant la période révolutionnaire en 1792, a été remplacé en 1858 par une copie du sculpteur Seurre.


La porte de château de Blois était autrefois ornée d'une statue équestre en bronze représentant Louis XII. En 1792 en pleine période révolutionnaire, l'ensemble jugé trop provoquant, fut déboulonné par les « Sans-culottes » puis précipité dans la Loire aux cris le roi boit. Et cette statue repose depuis lors dans les boues du fleuve fort probablement très près des berges. Depuis le château, alourdis par le poids d'un tel fardeau, les Sans-culottes auront fort probablement pris au plus court.

A vous de chercher !