Les 3 dernières histoires
Les naufragés tongiens de l'île ʻAta, l'histoire de six adolescents tongiens qui ont survécu pendant 15 mois sur l'île déserte d'Ata au sud des Tonga, dans l'océan Pacifique.
Naufragés
En juin 1965, Sione Fataua, Fatai Stephen, Kolo Fekitoa, David Fifita, Luke Veikoso et Mano Totau, six garçons âgés de 15 à 19 ans, s'enfuient d'un lycée et internat religieux anglican strict St Andrew's situé dans la capitale Nukuʻalofa sur l'île Tongatapu en Polynésie. Lassés de la discipline scolaire et de la mauvaise nourriture, ils volent un bateau de pêche en bois de 7 mètres. Leur plan, naviguer jusqu'aux Fidji ou même jusqu'en Nouvelle-Zélande pour commencer une nouvelle vie.
Cependant, les garçons n'ont aucune expérience de la navigation en mer. Ils n'emportent ni cartes, ni boussole, ni provisions suffisantes pour un long voyage.
Lors de leur première nuit en mer, alors qu'ils dorment, leur petit bateau est pris dans une violente tempête qui rompt l'ancre, détruit le mat et déchire les voiles. Durant les jours suivants, ils dérivent sur l'océan Pacifique obligés d'écoper l'eau entrant dans leur bateau abîmé et luttant contre la faim et la soif. Ce n'est qu'au 8ème jours de galère et de privation, qu'ils aperçoivent une île rocheuse, l'île 'Ata à l'horizon.

Autrefois peuplée, l'île 'Ata a été abandonnée en 1862, lorsque plus de 200 de ses habitants ont été capturés par des marchands d'esclaves péruviens et la population survivante évacuée sur l'île de 'Eua sur ordre du roi George Tupou Ier (premier roi du royaume des Tonga).
Malgré leur épuisement, les garçons décident d'abandonner le bateau et de nager jusqu'à la côte. Il leur faut nager une journée et une partie de la nuit avant d'y arriver.
Survivre
Echoués mais tellement épuisés, le groupe se contente de s'abriter dans le creux d'une des falaises. Les premières semaines les adolescents se nourrissent de la chair crue des oiseaux de mer qui nichent dans des trous de ces falaises et de leurs oeufs ainsi que de noix de coco. Ils boivent l'eau de pluie recueillie dans les coques des noix de coco.
ʻAta est une île volcanique à fort relief : elle est faite d'un plateau au centre de 60 à 170 mètres au-dessus du niveau de la mer, entouré de falaises et de bords de mer rocheux. Le centre de l'île est donc difficile d'accès.

Après 3 mois difficiles passés à chercher des voies de passage possibles pour escalader et franchir ces falaises, ils arrivent enfin sur le plateau de l'île et y découvrent les vestiges abandonnés d'un ancien village tongien du XIXe siècle appelé Kolomaile. Ils y trouvent des plants de taro sauvage (légume racine), des bananiers et même des poulets retournés à l'état sauvage, descendants des volailles laissées par les anciens insulaires.
Vivre au quotidien sur l'île
Les garçons se construisent une maison et s'organisent rapidement pour vivre ensemble. Les deux garçons les plus âgés prennent le rôle de chefs du groupe, l'un pour les aspects pratiques et l'autre pour le côté moral ou spirituel et la gestion des conflits. Tirant parti de leurs connaissances pratiques et de leur sens de la discipline, ils établissent un système sophistiqué de travail d'équipe et de partage des tâches.
Chaque journée est organisée de la même manière, suivant une routine planifiée. Ils allument un feu par friction et l'entretiennent en permanence pendant les 15 mois, à la fois pour la cuisine, la chaleur et comme signal potentiel de sauvetage. Si la nourriture est relativement abondante, l'eau potable est plus rare, et ils doivent recueillir l'eau de pluie des arbres ou dans des flaques d'eau a défaut d'avoir trouvé un cours d'eau ou une source sur l'île.
Répartis en équipes de deux, ils se relayent pour les tâches de défrichage, d'agriculture, de cuisine et de guet. Ils défrichent et plantent un jardin avec des tubercules de taro sauvage et des plants de bananes. Ils piègent des poulets sauvages et récoltent leurs oeufs. Ils pêchent également avec des hameçons fabriqués à partir de clous et des lances en bois. Aux grandes marées, ils ramassent des poissons et des langoustes piégées dans les bassins rocheux.
Les adolescents ne se contentent pas des activités liées à la survie, ils pratiquent une activité physique et musicale. Ils construisent un banc de musculation fortuit avec des haltères fabriquées à partir de bidons remplis de sable et un terrain de badminton avec un filet en feuilles de palmier tressées. Le plus âgé va jusqu'à fabriquer une guitare fonctionnelle à partir de débris métalliques et d'une demi-coque de noix de coco. Le soir, autour du feu, ils prient, chantent et racontent des histoires pour se réconforter et surtout pour garder espoir.
Sauvés
11 septembre 1966. Ce jour-là, un bateau de pêche australien, le Just David, navigue dans les eaux tongiennes éloignées. Le capitaine Peter Warner, 40 ans, cherche de nouveaux lieux de pêche aux crabes et est intrigué en apercevant de la fumée sur l'île ʻAta, réputée déserte. Il approche son bateau avec prudence car il savait que dans cette région on bannissait des criminels en les abandonnant sur des îles reculées. Se munissant de jumelles il aperçoit des garçons qui lui font de grands signe et un des garçons se jeter à l'eau et nager vers le bateau.
Le premier garçon, Tevita Fatai Latu appelé Stephen, grimpe à bord et explique à Warner la situation des jeunes naufragés, bloqués là depuis plus d'un an. Par radio, Warner contacte Nukuʻalofa et apprend que les familles des garçons les ont depuis longtemps présumés morts. Abasourdis mais ravis, les garçons sont hissés à bord, vêtus de fortune et avec de longues chevelures. Le 13 septembre, les six adolescents sont ramenés à Nuku'alofa.
Cependant, de retour au port, la joie des retrouvailles est de courte durée. Furieux du vol de son bateau, Taniela Uhila fait arrêter et emprisonner les garçons. La population se divise entre ceux qui réclament la clémence et ceux qui veulent punir les jeunes « délinquants ». Peter Warner comprend très vite la valeur médiatique de leur histoire et convainc une chaîne de télévision australienne, Channel 7, d'acheter les droits exclusifs pour 12 000 dollars. Avec cette somme, il rembourse Uhila pour le bateau et obtient la libération des garçons. Il les embauche ensuite sur son propre bateau de pêche. Et le 20 septembre, les six garçons repartent à ʻAta avec l'équipe de télévision australienne pour réaliser un documentaire retraçant leur survie.

Le 6 janvier 1968
Peter Warner (troisième à partir de la gauche), l'équipage du « Just David » et les six ex-naufragés
Médiation
Restée longtemps inconnue du public occidental, cette histoire renaît en 2020 grâce à l'écrivain néerlandais Rutger Bregman, qui en a retrouvé les traces. Il a enquêté et a pu interviewer deux des quatre anciens naufragés encore en vie et le capitaine qui les a secourus. Il en a tiré un chapitre dans son livre Humankind : Hopeful History, puis un article qui a été publié en ligne par le journal The Guardian.
La réincarnation est-elle possible? En dépit des cas divers analysés aujourd'hui, la question reste en suspens. Cependant, une histoire sur la réincarnation de deux soeurs fascine une ville anglaise depuis plus de six décennies. À ce jour, cette histoire reste un mystère.
L'accident

Mai 1957. Dans la ville d'Hexham en Angleterre, Joanna Pollock (11 ans) et sa sœur Jacqueline (6 ans) , se rendent à l'église lorsqu'elles sont heurtées par un véhicule. Les deux soeurs perdent la vie dans les minutes qui suivent.
Bien que dévastée par la perte impensable de leurs filles, le couple John et Florence Pollock se projette dans la venue d'un autre enfant. Et très vite Florence se retrouve enceinte.
Etrangement, John émettait régulièrement que leurs deux filles perdues renaîtraient dans la famille sous forme de jumelles. Catholique fervent, le couple se disputait fréquemment Florence rejetant fermement les croyances de réincarnation de son mari. Il n'existait aucun antécédent de jumeaux dans les deux familles et de plus le médecin prévoyait une naissance unique.
Et contre toute attente, Florence a donné naissance à des jumelles, Gillian et Jennifer, le 4 octobre 1958.
Alors que les jumelles étaient âgées de 3 mois, la famille Pollock déménagea à Whitley Bay, une ville à l'est d'Hexham. Et la vie repris doucement son cours, sauf que…
La renaissance

A mesure que Gillian et Jennifer grandissaient, il devenait évident que les jumelles semblaient se souvenirs de détails concernant leur soeurs décédées. Ainsi, elles identifiaient certains jouets de leurs soeurs disparues et se les répartissaient exactement comme le faisaient Joanna et Jacqueline. Gillian et Jennifer semblaient aussi se souvenir en détail d'Hexham, malgré qu'elles n'y auraient que très peu vécus. Ainsi, les jumelles reconnaissaient des endroits qu'elles n'avaient jamais visités mais que leurs soeurs décédées avaient fréquentés tel l'école et même un terrain jeu.
Pendant les premières années de la vie des jumelles, Florence reste sceptique sur les idées de John jusqu'au jour où elle a entendu les filles discuter de l'accident de voiture !!!
Au-delà des souvenirs, souvenirs qui s'estompèrent dès que les jumelles eurent atteint l'âge de 5 ans, les traits physiques de Jennifer posait également question. Elle avait une tache de naissance sur la hanche gauche et une petite marque sur le front, correspondant à l'emplacement de la tache de naissance et de la cicatrice de Jacqueline. Gillian, en revanche, ne présentait pas ces caractéristiques. Cette différence est devenue encore plus difficile à expliquer lorsqu'un test réalisé en 1978 a confirmé que Gillian et Jennifer étaient des jumelles monozygotes, c'est-à-dire qu'elles partageaient les mêmes gènes. Théoriquement, elles auraient dû avoir des morphologies similaires, mais en réalité, elles étaient différentes !!!
Ian Stevenson et sa quête de réponses sur la réincarnation
Le cas de la famille Pollock a été documenté par le psychiatre américain Ian Stevenson (1918 -2017), professeur à l'Université de Virginie qui a passé une grande de sa vie à étudier les phénomènes de réincarnation, jusqu'à recenser des milliers de cas à travers le monde.< /p>
Yan Stevenson a rendu une première visite à la famille Pollock lorsque les jumelles n'avaient que 4 ans, les observant, photographiant la tache de naissance de Jenniffer et interrogeant les parents et les voisins. Stevenson est revenu en 1967 et 1978 pour suivre leur évolution.
Les jumelles Pollock ont été inclus dans plusieurs de ses célèbres travaux de recherche, tels que : Des enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures et aussi Réincarnation et biologie, en référence notamment à la tache de naissance de naissance de Jennifer.

Preuve scientifique de la réincarnation ou simple rappel glaçant que le passé refuse de rester enfoui ?
Que faut-il en penser... à vous de juger !
Année 1755 - France : Auvergne, Savoie et Bourbonnais
Les trésors de Mandrin

Ce portrait de mandrin a été réalisé juste après son exécution sur la roue ce qui explique les déformations très marquées du visage
Le bandit Mandrin (1725-1755) s'était attaché à piller systématiquement les biens et le numéraire des Fermes générales. Itinérant, il avait pris l'habitude de cacher ses butins dans des endroits qu'il nommait « ses coffres-forts ». Plusieurs d'entre eux ont été localisés.
Ainsi, une cassette serait encore enterrée dans le jardin de sa maison natale à Saint-Etienne-de Saint-Geoirs (Isère). A Verel-de-Montbel (Savoie), il fora une cache dans les hautes roches qui entoure le village et y glissa une bourse remplie de pierres précieuses. Il enterra 25 000 livres en or en pleine forêt du Vercors là où Mandrin aimait à prendre ses quartiers. Lors de sa dernière chevauchée, il fut contraint de dissimuler à une lieue au-dessus d'Ambert (Puy-de-Dôme) le précieux chargement de quatre de ses chevaux qui, exténués, ralentissaient la course. On parle aussi de caches aménagées dans le vieux château de Rochefort (Savoie) où il fut capturé en 1755 avant d'être exécuté.
A vous de chercher !
Année 1754 - France (Côtes-d'Armor) : Le Faouët
Le tonnelet d'or de Marie Tromel

Le pays de Faouët garde à l'esprit le souvenir de Marie Tromel qui en 1735, alors qu'elle était âgée de 23 ans, entama une carrière de brigande à laquelle le bourreau mit fin en 1754 par pendaison.
Marie Tromel, plus connue sous le pseudonyme de Marion du Faouët, s'était faite plusieurs spécialités depuis le faux monnayage jusqu'à l'agression des « étrangers » de la région et en particulier des marchands qui revenaient des foires et des pardons*.
Mais qu'est devenu ce trésor accumulé sur près de 20 ans de carrière ?
Selon une tradition populaire, il semblerait qu'un tonnelet plein d'or serait enterré près de Véhut, hameau de Faouët, dans un grand champ entouré de vieux chênes, d'ajoncs et de fougères dit « le Champs-de-Marion ». Et de fait ce champ, Marie Tromel l'avait acquis car elle espérait y construire une maison aussi belle qu'un palais. Il est donc très possible qu'elle l'ait choisi pour enfouir son or !
*pardon : Au Moyen Age, un pardon breton était un rassemblement religieux, une procession et un pèlerinage centré sur un saint local, souvent à l'origine d'un ancien lieu de culte celtique. Les fidèles s'y rendaient pour faire pénitence, demander pardon et obtenir des indulgences, des guérisons ou des grâces.
A vous de chercher !
Année 1720 - France (Morbihan) : Nivillac
9 000 livres en louis d'or dans un sac

En 1720 sous la Régence, l'exécution à Nantes du marquis de Pontcallec mettait fin à une tentative de soulèvement soutenue par la petite noblesse bretonne et visant à renverser le Régent au profit de Philippe V d'Espagne.
Le 2 novembre 1719, Pontcallec reçoit pour sa participation à l'affaire, 9 000 livres en louis d'or de France et des pièces d'Espagne rondes et carrées, enfermées dans un sac en toile. Le trésor est partagé entre les différents conjurés qui tous, certains de bientôt diriger une nouvelle Bretagne, misaient gros et y avaient ajouté leur propre fortune. A ce trésor s'en additionnait un autre, reçu directement de l'ambassadeur d'Espagne quelques mois plus tôt, soit 30 000 livres en or.
Mais voilà, c'est sans tenir compte de la contre-offensive des troupes royales et de leur supériorité. Dès lors Philippe V d'Espagne se désintéresse du sort de la Bretagne.
Le 28 décembre 1719, Pontcallec est reconnu, malgré son déguisement de paysan, et arrêté au presbytère de Lingnol. Début 1720, d'autres conjurés dont Moyne de Talhoüet, du Couëdic, Montlouis, se basant sur de fausses rumeurs de clémence, se constituent prisonniers. Tous furent jugés, condamnés et exécutés.
Mais, qu'est devenu l'or des insurgés ?
Le château de Pontcallec reste le point le plus propice à une recherche. Il n'en reste cependant plus que les caves et les douves, ainsi que quelques murailles. Une partie du trésor pourrait aussi avoir été enfouie au manoir Lourmois, à 2 km de Nivillac. Maintenant une ferme entourée de maisons abandonnées, autrefois c'était le quartier général de la petite armée de Pontcallec. Il est probable qu'une partie de l'or se trouve là, entre des pierres disjointes ou dans la terre.
De l'or pourrait aussi se trouver près de village de Crac'h, au château de Kergurione, dont il ne reste que des ruines. Ce château fut le premier lieu de rencontre des conjurés. De plus, c'est aussi là qu'arrivèrent les 30 000 livres en or. Après l'insurrection avortée de Pontcallec, les chefs des conjurés se retrouvèrent au château de Kergrois à Rémugnol. Il peut là aussi y avoir de l'or.
A vous de chercher !