Texte à méditer :   Les gens sans imagination ont besoin que les autres mènent une vie régulière.   Joseph Joubert

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 Messages cachés dans l'art - le 02.05.2026 » 14:24 par Chantal_Belgique

Quand on regarde une oeuvre d'Art Abstrait, on laisse souvent notre imagination interpréter ce que l'on voit, quitte à transformer des tâches de peinture en oiseau somptueux… Mais quand on regarde de l'Art figuratif, on a tendance à prendre l'oeuvre au premier degré. Et pourtant, de nombreuses toiles cachent des symboles ou des messages codés qui peuvent tout à fait changer notre perception de l'oeuvre. Écritures, reflet mystérieux, animal ou geste symbolique peuvent se cacher dans une oeuvre d'art. Certains artistes sont passés maîtres dans ce genre de filouterie.

  

La Joconde


Peint entre 1503 et 1506, La Joconde reste jusqu'à ce jour le plus célèbre tableau de Léonard de Vinci (1452-1519). Un portrait que la France détient depuis 1517 lorsque François Ier invite Léonard de Vinci à la cour. Le génie meurt deux ans plus tard au Clos Lucé, à Amboise. Le tableau est vraisemblablement acheté par le roi lui-même, grand admirateur du « sourire quasi divin » de la dame. Il devient par la suite une oeuvre emblématique du musée du Louvre à Paris.

Les yeux de la Joconde renfermeraient-ils un secret ?
Silvano Vincenti, responsable du Comité italien pour le patrimoine culturel, affirme en 2010 qu'il a identifié des lettres dans le regard de Mona Lisa. Dans le journal britannique, The Guardian, il précise qu'on trouverait les lettres L et V dans l'oeil droit de la Joconde. Selon lui, ces lettres pourraient former les initiales du peintre de la toile, Leonard de Vinci. Les lettres B, S ou l'inscription CE seraient présentes dans l'oeil gauche mais plus difficilement identifiables. Elles pourraient être ainsi les initiales du modèle dont l'identité demeure toujours un mystère. Toutefois Silvano Vincenti précise que ces symboles sont invisibles à l'oeil nu.
Dire que Léonard de Vinci soulève de nombreux mystères est un doux euphémisme, tant on a essayé de déceler des secrets dans la plupart de ses oeuvres à travers l'histoire !

  

La Fresque du Prophète Zacharie


On peut apercevoir sur La Fresque du Prophète Zacharie un ange franchement grossier sur le plafond de la chapelle Sixtine. Le pape qui a commandé cette oeuvre en 1508, Jules II, n'était pas apprécié de tous, y compris de Michel-Ange (1475-1564). L'artiste a décidé de s'en prendre subtilement à son impopulaire mécène en dépeignant le prophète Zacharie sous les traits du pape. L'un des anges derrière Zacharie/Julius fait un geste de main hargneux très ancien, appelé « faire la figue* » (Far la ficca en italien), dans sa direction. (Curieux... alors cliquez sur la photo)

*faire la figue consiste à glisser le pouce entre l'index et le majeur. Ce geste de mépris et de raillerie remonte à la plus haute antiquité. Chez nous, on pourrait le comparer à un doigt d'honneur.

  

Les Ambassadeurs


L'artiste Hans Holbein Le Jeune (1497-1543) qui a peint Les Ambassadeurs en 1533 est un peintre emblématique de la Renaissance du Nord.
On y voit deux ambassadeurs qui prennent la pause sur un meuble recouvert d'objets. Chaque objet est là pour incarner le pouvoir, du moins l'image qu'on s'en fait au 16e siècle. Le savoir, le luxe, la puissance terrestre et spirituelle. Tout est facilement identifiable. Sauf cette étrange forme blanchâtre installée au bas du tableau.
Qu'est-ce ce motif informe étiré dans la partie inférieure du tableau ? Il s'agit d'une image en anamorphose. C'est une déformation d'image jouant sur l'optique et notamment ici d'un rétrécissement visuel. Pour l'observer convenablement, il suffit de changer son point de vue et de se placer à la droite du tableau, au niveau de la tranche. Cette figure cachée au premier regard est en fait un crâne !
Bien plus qu'une simple figuration ou qu'une simple prouesse technique, cette image renvoie aux vanités humaines. Il s'agit d'une mise en garde, d'un rappel subtil comme il est fréquent dans les programmes iconographiques de la Renaissance. Cette représentation de crâne relève de ce que l'on nomme des memento mori : « Souviens-toi de la mort » !

  

Au-dessus du gouffre


Réalisé par Paul Gauguin (1848-1903), Au-dessus du gouffre (1888) intrigue. L’étrangeté de la toile, qui se présente au premier abord comme une scène de paysage, repose non seulement sur le choix des couleurs, mais aussi sur la confusion des volumes et des perspectives. Rochers, meules de foin, mer remuante, bateau au loin et vache au premier plan... Et puis, si l'on s'attarde au centre de tableau, cette portion de mer délimitée par des rochers intrigue. En fait, il s'agit d'un trompe-l'oeil qui alors s'impose comme une évidence. C'est le portrait du peintre en personne avec son menton prononcé, son nez anguleux et même son béret tel que sur un portrait peint par son ami Van Gogh. (Curieux... alors cliquez sur la photo)
Il ne fait pas de doute que cet autoportrait déguisé ne doit rien au hasard mais doit être compris comme une sorte de manifeste, au travers duquel l’artiste aurait énoncé une véritable théorie de la représentation et de la perception.

  

Le Cri


« Kan kun være malet af en gal Mand ! » (Ne peut avoir été peint que par un fou !). Voilà la note presque imperceptible écrite par l'artiste norvégien Edvard Munch (1863-1944) sur sa célèbre oeuvre Le Cri peinte en 1893. L'inscription a toujours été visible à l'oeil nu, mais de nouvelles images ont aidé à distinguer plus clairement l'écriture qui s'est avérée être celle du peintre. (Curieux... alors cliquez sur la photo)
Rédigés au crayon à papier en haut à gauche de la toile emblématique devenue un symbole de l'angoisse existentielle, les quelques mots en norvégien ont longtemps nourri des doutes sur l'identité de leur auteur. Les photos infrarouges ont donné des images nettes de la phrase, ce qui a permis de comparer cette écriture à celle de Munch. La taille des lettres est également trop petite pour que quiconque puisse les avoir écrites comme un acte de vandalisme.

Oeuvre dérangeante de l'artiste expressionniste, elle témoigne d'une profonde angoisse existentielle et d'une peur de la folie de Munch. Tourmenté, sujet à de nombreux épisodes dépressifs au cours de sa vie, le peintre craignait l'hérédité des maladies mentales dont souffraient son père et l'une de ses soeurs.
Munch se serait dépeint dans ce tableau, à travers cette figure terrorisée du personnage principal.

  

Nouveau >>> Portrait-paysage


Henri Rousseau (1844-1910) dit Le Douanier Rousseau, en raison de sa profession, est un peintre autodidacte, souvent qualifié de naïf et moqué par ses contemporains, mais admiré par les avant-gardistes du XXe siècle.
Attaché aux honneurs et à une reconnaissance officielle, Henri Rousseau se prête ici à l'exercice de l'autoportrait qu'il renouvelle selon une formule très personnelle et qu'il nomme « portrait-paysage ». Le tableau date de 1890, et si le décor en arrière-plan révèle son penchant personnel pour les inventions modernes (le pont métallique, la Tour Eiffel, la montgolfière, la ville industrielle), il a également caché des détails de sa vie privée : sur la palette qu'il tient à la main, il a inscrit les prénoms « Joséphine » et « Clémence », respectivement sa femme et son ex-femme. Pour ne pas les oublier ajoute-t-il à côté, dernière phrase qu'il a finalement effacée. (Curieux... alors cliquez sur la photo)


La main momifiée de Pangboche - le 25.03.2026 » 09:30 par Chantal_Belgique



Au Népal, un monastère de la ville de Pangboche a longtemps conservé une main momifiée prétendant qu'elle appartenait à un hominidé sauvage du Tibet. Se peut-il qu'elle soit la preuve de l'existence du yéti ?


Légende... et histoire



Dans le village népalais de Pangboche, situé à quelque 4 000 m d'altitude, le monastère abriterait une main et le sommet du crâne du yéti !
Selon la légende, les moines du monastère de Pangboche racontent qu'un des leurs, le lama Sangwa Dirje, allait régulièrement méditer dans la grotte de Taboche, où un yéti venait lui apportait eau et nourriture, À la mort du yéti, suite à une importante chute de neige, Sangwa aurait rapporté au monastère une de ses mains et son cuir chevelu, que le monastère conservait depuis lors comme reliques sacrées symbolisant la fertilité.

En 1959, à la demande d'un primatologue du « Royal College of Surgeons » en Irlande, l'explorateur irlando-américain Peter C. Byrne et l'homme d'affaires Tom Slick, cryptozoologue et fondateur du « Southwest Research Institute » aux Etats-Unis se rendent à Pangboche.
Peter Byrne insista longuement auprès des moines afin qu'ils l'autorisent à prendre la main pour l'étudier en Occident, mais les religieux opposèrent un refus catégorique. Peu scrupuleux, Byrne entreprit alors de dérober un doigt de Pangboche auxquels il substituera des ossements humains. De retour en Inde, Tom Slick a confié son « trésor » à son ami acteur James Stewart qui se trouvait au même moment à Calcutta avec son épouse Gloria, pour qu'il ramène le doigt discrètement à Londres.
Après examen des os dérobés, les scientifiques de l'époque conclurent que les os du doigt étaient très proches de celui d'un Homme de Néandertal.

En 1960, l'alpiniste néo-zélandais Sir Edmund Hillary (un des premiers hommes à atteindre le sommet de l'Everest) enquêta sur la main de Pangboche. Ignorant le vol de Byrne, il conclut que la main était un canular formée d'une main humaine dont certains os avaient été remplacés par des os d'animaux.

Dans les années 1990, peu de temps après la diffusion sur une chaîne américaine d’un documentaire sur les reliques du « yéti », la main et le cuir chevelu ont été volés du monastère pour fort probablement se retrouver dans une collection privée, issue du trafic illicite d'antiquités.
La société Wētā Workshops, entreprise néo-zélandaise spécialisée dans les effets spéciaux pour le cinéma, fit fabriquer à partir de photos une copie de la main et du cuir chevelu disparus, et l'offrit au monastère de Pangboche en 2010.

Le 27 décembre 2011, de nouveaux tests, effectués à Edimbourg (Ecosse), indiquent que la main contient de l'ADN humain : Nous nous attendions à de l'humain et c'est ce que nous avons trouvé.


Culture populaire



Le mystère entourant cette main a également inspiré la culture populaire, notamment la bande dessinée La main de Pangboche*.

*A Katmandou, Roxane Leduc, une jeune antiquaire, assiste de peu à l'accident mortel d'un homme qui venait de lui confier les secrets d'une relique : le doigt momifié d'un yéti, un objet unique volé dans le Monastère de Pangboche à la fin des années 1990. Roxane décide alors de partir, avec ce précieux objet aux portes du Parc national du Langtang, le « royaume des trekkers », afin de percer les mystères qui l'entourent. Première étape : rencontrer le policier qui a enquêté sur le vol. Mais Roxane y a été devancée...

  

Que faut-il en penser... à vous de juger !


Morts insolites > Epoque contemporaine - le 08.03.2026 » 10:47 par Chantal_Belgique

1984

- Tommy Cooper, comédien et prestidigitateur, meurt d'un infarctus du myocarde face à des millions de téléspectateurs au beau milieu de son émission « Live from Her Majesty's ». Au début du malaise, le public a cru à une farce.
- Jon-Erik Hexum, un acteur américain, est mort après s'être tiré dessus avec un pistolet chargé avec des balles à blanc. Ce qu'il ignorait c'est que les balles à blanc utilisaient une bourre constituée de ouate de papier ou de plastique pour retenir la poudre dans la cartouche. Cette bourre est éjectée lorsque la cartouche explose, pas très violemment, mais suffisamment fortement que pour être mortelle contre le crâne d'une personne, à bout portant.

  

>>> 1988 <<<

Le 28 avril 1988, le vol Aloha Airlines 243, un vol intérieur régulier assuré par un Boeing 737 de la compagnie aérienne Aloha Airlines et reliant Hilo et Honolulu, à Hawaï, subit une décompression explosive* en vol, mais réussit à atterrir à l'aéroport de Kahului, sur Maui. Clarabelle Lansing, une hôtesse de l'air est aspirée et éjectée par la décompression. Portée disparue, son corps n'a jamais été retrouvé.

*Une décompression explosive en avion est une perte de pression cabine ultra-rapide (moins de 0,5 seconde), survenant lors d'une rupture structurelle majeure (hublot, porte, fuselage) en haute altitude. Elle provoque un bruit intense, un brouillard, une chute de température et la projection d'objets, nécessitant une descente d'urgence immédiate.

  

1989

- Ole Bentzen, orthophoniste danois, est mort de rire en regardant le film « Un poisson nommé Wanda ». Son coeur a battu entre 250 et 500 coups par minute, avant que l'homme ne succombe à un arrêt cardiaque.

- En 1989, le prisonnier américain Michael Anderson Godwin est mort d'électrocution en tentant de réparer les écouteurs branchés à sa télévision alors qu'il avait les fesses posées sur les toilettes en métal de sa cellule. Ironie du sort, condamné pour meurtre, il avait échappé à la chaise électrique lors de son procès, 6 ans plus tôt.